Urban Coop, un outil au service des collectivités pour faciliter l’accession à la propriété - Nice


UrbanCoop est un opérateur immobilier, innovant et libre, opérant principalement dans le domaine de l’accession sociale à la propriété en prenant en compte des critères de développement durable. Rencontre avec Mr Houdebine, gérant et directeur de la scic UrbanCoop.

Un article par Scop La Peniche - le 27 septembre 2010 - repris du site du RTES Réseau des Territoires de l’Economie Solidaire]

Pouvez-vous nous présenter la Scic UrbanCoop ?

UrbanCoop est née en 2005 après 10 ans d’activités dans les coopératives de construction, outils complexes car limitées dans le temps. Le statut de Scic nous a permis de créer une coopérative stable et pérenne. L’Etat a validé un double objet, reconnu d’intérêt général pour la communauté : l’accession à la propriété des classes moyennes et modestes, une approche développement durable et environnementale forte.

Nos projets sont respectueux de la planète et construits dans une logique d’économie de consommation.

Notre capital est détenu majoritairement par des personnes physiques. Notre SCIC regroupe une multiplicité de partenaires, associés permanents (assurances, bureaux d’études, collectivités publiques, banques coopératives, salariés de la SCIC, etc.) ou adhérents occasionnels (candidats à l’accession).


Quelles sont vos relations avec les collectivités locales ?

L’habitat et le logement relèvent de la compétence et de la responsabilité des communes. Nous constatons aujourd’hui que la production de logements est inférieure à la demande. Les types d’habitat évoluent, notamment avec l’augmentation du nombre de familles mono parentales et recomposées. Les familles optent pour des logements plus petits ou choisissent des zones où l’offre est moins coûteuse. Ce qui entraine des coûts d’énergie et de transports considérables.

Face à ce manque de logements, les communes souhaitent proposer une solution intermédiaire, entre les offres des parcs de logements sociaux et privés.

Notre projet permet de faire sortir les personnes du parc social par un dispositif d’accession au logement. Nous travaillons aujourd’hui essentiellement sur les territoires de la région PACA pour des opérations collectives (immeubles). S’il nous arrive de travailler sur des projets de maisons individuelles c’est en maximisant la densité des logements (38 logements par hectare maximum).

Les projets se font pour la plupart en collaboration avec les communes. Leur objectif étant de décongestionner les flux d’accession à la propriété. Nous les encourageons à participer au capital de la Scic, de façon à les impliquer au mieux dans les différents projets.
De plus, Urban Coop applique une politique de transparence des prix. Les futurs propriétaires possèdent ainsi toute l’information nécessaire.

Comment prenez-vous en compte les principes du développement durable ?

Tout d’abord, nous avons pour règle de ne pas gâcher l’espace urbain. C’est un critère environnemental inévitable. Nous plaçons le développement durable au cœur de nos projets tout en gardant à l’esprit que cette approche doit rester compatible avec les objectifs financiers des personnes modestes bénéficiaires du projet.

Ce principe a permis d’argumenter auprès des banques pour qu’elles acceptent d’augmenter le taux d’effort accordé aux ménages modestes. En effet, elles ne souhaitaient pas généralement monter au dessus de 28%.
L’argument écologique (tous nos bâtiments sont certifiés Bâtiment Basse Consommation), permet d’assurer une maitrise des charges. Un bâtiment de ce type représente 4 fois moins de charges qu’une maison construite il y a dix ans et 2 fois moins qu’une maison construite il y a cinq ans.

Nous accompagnons les familles auprès des banques et diffusons l’information aux banquiers dans un territoire donné.


Votre projet concerne-t-il aussi les groupes d’individus ?

Nous commençons à répondre à ce type de demandes. Pour nous, il est essentiel de ne pas déconnecter la réflexion du lieu choisi. Nous sollicitons donc les individus une fois que le lieu est déterminé. Puis, nous mettons en place des réunions publiques. Des ateliers de travail et de programmation sont ensuite organisés à l’aide d’outils de gestion démocratiques. Certaines de nos méthodes sont inspirées des groupes d’habitats groupés. Néanmoins, il est important pour nous que la concertation soit limitée dans le temps (4 à 5 mois), de façon à répondre assez vite aux besoins des futurs propriétaires.
Nous définissons ensuite un cahier des charges et un appel à projets est lancé pour des maitres d’œuvres et architectes.

Plus d’informations sur : www.urban.coop

Posté le lundi 4 octobre 2010
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