Un réseau social sur le web pour enfants malades


Pour lutter contre l’isolement des enfants hospitalisés, un réseau social, baptisé Upopolis, vient d’être mis en place dans un hôpital québécois. Explications par Gabrielle Duchaine, rédactrice web à Rue Frontenac.

[

Écrit par Gabrielle Duchaine
Mardi, 27 avril 2010 15:27
Mise à jour le Mardi, 27 avril 2010 16:36

Les enfants hospitalisés se retrouvent souvent isolés, coupés de leurs amis et de leurs proches et en retard sur leurs études. Plus maintenant. Les jeunes patients de Sainte-Justine entrent finalement dans l’ère du web 2.0. Ils auront dorénavant accès à un réseau social en ligne qui leur permettra de clavarder, de bloguer et même de faire leurs devoirs en direct de leur lit d’hôpital.

L’instauration de ce nouveau réseau baptisé Upopolis, une première au Québec, sera annoncée mercredi lors d’une conférence de presse. « On veut briser l’isolement en permettant aux enfants de se parler entre eux, de jouer à des jeux », explique une porte-parole de Telus, partenaire du projet, qui a préféré ne pas donner trop de détails avant le point de presse.

Upopolis, qui existe déjà dans certains établissements du Canada anglais dont le McMaster Children’s Hospital de Hamilton, permet de créer un profil personnel, de clavarder en direct, de participer à des forums de discussion, de jouer à des jeux et même d’envoyer et de recevoir des courriels de gens à l’extérieur de l’hôpital, du moment qu’ils ont été ajoutés à la liste d’envois de l’enfant.

L’intranet offre aussi un site dédié aux devoirs, dans lequel les jeunes malades peuvent se tenir à jour dans leurs devoirs, ainsi que des pages d’information sur la santé. Les patients des hôpitaux membres y accèdent en inscrivant leur mot de passe et leur nom d’usager. Les ordinateurs sont fournis par Sainte-Justine.

Sur son site Internet, Upopolis, mis sur pied par la Fondation Kids’ Health Link il y a quelques années, fait valoir qu’il « rapproche les patients des hôpitaux de leurs parents, de leurs amis et du réseau scolaire », en plus de diminuer le stress et la solitude.
Les jeunes patients de Sainte-Justine entrent finalement dans l’ère du web et auront le propre réseau social.

Posté le dimanche 9 mai 2010
©© eco-co-sol, article sous licence creative common (cc by-nc-sa) info