UN PETIT BATIK ACHETE A BREST UN ARBRE PLANTE A SAPONE !




A l’occasion de la quinzaine de Solidarité 2018, notre association a été présente aux Capucins les 2 et 3 décembre et a initié une nouvelle campagne pour soutenir les efforts du conservatoire botanique de Saponé dans la sa lutte contre la désertification de la zone sub-sahèlienne.

UN PETIT BATIK ACHETE A BREST UN ARBRE PLANTE A SAPONE

Dans les années 1980, l’agro écologiste Pierre RABHI a formé les animateurs de l’Association Vive Le Paysan à Saponé, notamment Emmanuel ILBOUDO qui est aujourd’hui à l’initiative de la création du Conservatoire Botanique.



En ces temps la, le Président du Burkina Faso s’appelait Thomas Sankara. il avait entendu parler de ce petit homme venu de France qui enseignait aux paysans une manière de travailler qui rendait la terre plus fertile sans dépenser d’argent pour les engrais.

Il apporta son soutien à Pierre Rabhi et lui proposa même de réformer toute l’agriculture du Burkina-Faso.

Malheureusement le Président Thomas Sankara fut bientôt assassiné et remplacé. Ce fut une grande tristesse et une grande déception pour Pierre Rabhi.


Cependant tous les élèves qu’il avait formés ne comptaient pas en rester là ! Bientôt, ils enseignèrent eux même l’agro-écologie à d’autres paysans. C’est ainsi que doucement mais sûrement l’agro-écologie se répandit à toute l’Afrique de l’Ouest. De paysan à paysan, de village à village, la certitude qu’il était possible de redonner vie au désert fut portée par les vents et toucha le cœur des hommes et des femmes de bon vouloir.

Dans de nombreuses régions du Burkina-Faso, mais aussi du Mali, du Niger, du Sénégal, du Togo, les jardins se multipliaient, les semences anciennes reprenaient leurs places dans les champs, l’alimentation des familles se diversifiait, la malnutrition des enfants diminuait et disparaissait même parfois.

Lors des formations organisées par Pierre Rabhi, il racontait souvent cette légende amérindienne pour encourager les paysans burkinabés :


Un jour, dit la légende, il y eu un immense incendie de forêt. Tous les animaux étaient terrifiés et ne savaient que faire.

De son côté, un petit colibri, grand comme un oiseau mouche, s’activait.

Il volait jusqu’à la rivière, prenait quelques gouttes dans son bec et revenait aussitôt les jeter sur le feu. Et sans relâche, il recommençait.

Le tatou surpris et irrité par ce comportement absurde, lui dit :

« Mais que fais tu, colibri ? Tu ne crois quand même pas pouvoir éteindre le feu avec ces quelques gouttes d’eau ? »

Le colibri lui répondit en le regardant droit dans les yeux :

« Je le sais, mais je fais ma part ! »



Textes de Claire Eggermont & dessins de Marc N’Guessou extraits du livre « Pierre Rabhi : l’enfant du désert »
publié aux éditions : « Plume de Carotte »


Pierre RABHI au Burkina Faso en 1986










ANIMATION DEVINETTES EN MOORE

La langue des Mossis à Saponé







Cet article est repris du site http://www.solinter-brest.net/associations/les-amis-du-musee-et-du/article/un-petit-batik-achete-a-brest-un
Posté le mardi 11 juin 2019
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