Reporterre - Le mouvement Les Jours heureux lance un programme citoyen fondé sur la démocratie et l’écologie


Plus d’une centaine de personnalités ont rejoint le collectif des Jours heureux - Le Pacte fondé dans le but de soumettre un programme aux candidats aux élections présidentielle et législatives. Recherchant une vision la plus globale possible de la vie publique, le collectif s’appuie sur « la triple exigence de la liberté, de l’écologie et de l’individualisme ouvert ». Au total, ce sont 31 textes collectifs, généralement écrits par trois personnes, qui seront regroupés dans un ouvrage préfacé par Claude Alphandéry, Président d’honneur du Labo de l’ESS ESS Économie sociale et solidaire | Présentation , Edgar Morin et Christiane Hessel et attendu pour début novembre aux éditions Actes Sud.

Cet article, publié le 26 septembre 2016, a été rédigé par Barnabé Binctin pour Reporterre.

Ne pas se résoudre à la neurasthénie politique actuelle, telle est la première des motivations du collectif Les Jours heureux, qui a publié dimanche 25 septembre ses premiers textes en libre-accès. Objectif ? Proposer à la consultation citoyenne une série de mesures qui seront ensuite soumises aux candidats lors des élections présidentielle et législatives de 2017. « Il est temps de remettre des politiques tournées vers l’intérêt général et de replacer le bonheur au cœur des débats. Les Jours heureux portent bien leur nom : c’est un intérêt collectif partagé », explique Martin Rieussec-Fournier, l’un des cofondateurs du mouvement.

L’intérêt a été largement partagé, en effet, puisque plus d’une centaine de personnalités ont répondu favorablement : Patrick Viveret, Marie-Monique Robin, Dominique Méda, Edwy Plenel, Thomas Coutrot, Marie-Odille Bertella-Geoffroy, Marc Dufumier, Gaël Giraud, Anne Bringault, Guy Kastler, Roland Desbordes, Jean-Claude Guillebaud, Claire Nouvian, Serge Orru, Aurélie Trouvé, Vincent Beillard, etc. Un rassemblement qui tient de la gageure, selon Gilles Vanderpooten, directeur de l’association Association Définition Reporters d’espoir : « Réunir François Ruffin et Corinne Lepage, ce n’était pas gagné d’avance. »

La recette de cette inédite concentration de talents ? « Il y a eu un effet boule-de-neige, avec des personnalités qui s’ajoutaient au fur et à mesure et qui ont entraîné cette dynamique de convergence », raconte Valérie Cabanes, juriste qui milite par ailleurs pour la reconnaissance du crime d’écocide. « C’est symptomatique de ce qui se passe dans la société avec la volonté de coconstruire », estime de son côté Geneviève Azam, économiste et philosophe, qui a co-écrit avec Dominique Bourg et Jacques Testart le texte « Subordonner les technosciences à l’éthique ».

« Transformer ce sentiment de résignation en un mouvement de confiance dans l’avenir »

Philosophes, économistes, sociologues, avocats, médecins, ingénieurs, journalistes. Agriculture, énergie, travail, santé, urbanisme, etc. : un large spectre de compétences mis au service d’une vision la plus globale possible. « C’est l’avantage de réunir des horizons aussi divers, cela nous permet de brasser tous les sujets de la vie publique : on parle des migrants, des méthodes d’éducation ou de la pêche intensive », dit Valérie Cabanes. Pris dans son ensemble, le propos vise à redéfinir le système politique sur ses fondations : « C’est ce qui traverse toute la réflexion : l’urgence de refonder la démocratie pour faire le pari d’une démocratie vivante, qui est à la fois l’outil et l’objectif », analyse Jean Gadrey, économiste.


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Cet article est repris du site http://www.lelabo-ess.org/reporterre-le-mouvement-les-jours-heureux-lance.html
Posté le mardi 18 octobre 2016
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