Praticiens du numérique, premiers résultats


Au nom des régions adhérentes, l’association Observatoire des Territoires Numériques (OTeN) porte un projet de sensibilisation et d’appropriation des enjeux de la société de l’information dans le cadre des stratégies de l’Europe et des instruments financiers s’y afférents, notamment les fonds structurels régionaux établis sur les années 2010 et 2013.

Autour de la création d’une communauté de pratique des acteurs du numérique territorial l’OTeN propose 4 priorités sous tendues par des actions : 1/ La mise en réseau des acteurs,
2/ La capitalisation des pratiques et la cartographie des actions,
3/ La formation et la professionnalisation des acteurs territoriaux,
4/ La dissémination et la communication .

Le projet de "HUB du numérique territorial" est financé par le FEDER.

titre 2L’annuaire cartographique des acteurs du numérique territorial

L’OTeN propose de dresser un annuaire exhaustif des acteurs du numérique territorial français permettant de créer et maintenir un lien entre tous et favoriser la logique de réseau et de communauté de pratiques, via un club de praticiens.
Ceux-ci devenant tour à tour « visiteurs » (recherche de bonnes pratiques) et « capteurs » (apporteurs de bonnes pratiques).
Cette application Internet a pour avantage d’être « embarquable » sur le site des acteurs (collectivités, Etat et associations) par un simple lien et gratuitement : l’annuaire des acteurs du numérique territorial.

Accéder : http://cartographie.oten.fr/annuaire


titre 2Premiers résultats

L’OTeN a souhaité mettre en place un outil collaboratif à destination des acteurs du numérique territorial en partant du constat que ces derniers n’étaient pas toujours connus, ou facilement identifiables. Il est pourtant dans l’intérêt de tous d’avoir connaissance des structures existantes dans les territoires, du rôle, des compétences et du public auxquels elles s’adressent.

L’annuaire des acteurs du numérique territorial se veut pratique et informatif. Il s’adresse aux praticiens qu’il recense, mais aussi aux décideurs et porteurs de projets. Il permet de dresser un état des lieux des forces en présence, qu’elles soient de nature institutionnelle comme les collectivités territoriales, ou les services de l’État ou acteurs de la société civile jouant un rôle dans le développement du numérique. Il leur permet de bénéficier d’une meilleure visibilité.
Après plusieurs mois d’enrichissement de la base de données (recensement par l’OTeN et propositions spontanées), l’OTeN a analysé les 400 structures enregistrées, afin d’en savoir plus sur ces praticiens du numérique territorial.

Nous avons retenu un échantillon de onze régions [1], paraissant être renseignées le plus exhaustivement, totalisant 228 acteurs. A partir de ce premier travail, nous pouvons dégager des premières remarques et tendances concernant la nature des acteurs, leurs actions et le public cible.

Nous avons recensé 24 formes juridiques différentes [2] , mais deux types reviennent plus fréquemment :

—> 56 % des structures recensées sont des associations (128 sur 225).
Elles sont 50% à s’adresser aux entreprises et professionnels (toutes tailles et secteurs confondus), et 47 % au grand public.

Elles proposent, dans un cas sur deux, des services d’expertise TIC, d’accompagnement de projets et d’appuis méthodologiques. 45% proposent des actions de veille technologiques et 35% des actions en faveur du développement des logiciels libres. Enfin, un quart environ œuvrent en faveur de la e-Education, mettent en place des formations TIC, luttent en faveur de la e-Inclusion ou encore soutiennent l’action économique et la création d’emplois (dans le secteur TIC, ou par leur biais).

Exemples :

Le Club Informatique de Provence-Alpes Côtes d’Azur regroupe des professionnels de l’informatique et vise à promouvoir et développer l’informatique dans la Région PACA. Il organise des séminaires et des réunions sur des sujets d’actualité ou de prospective dans le domaine des TIC. Il un « Groupe de Réflexion des Professionnels des Technologies de l’Information » et participe avec l’Euro-Info-Centre à l’information des entreprises régionales sur les projets européens du 6ème PCRD.

L’ARTIC (Réunion), association réunionnaise des professionnels des TIC, anime le réseau des entreprises TIC de l’Ile. Elle compte plus de 89 membres. Elle organise des conférences sur les innovations et usages TIC, des petits déjeuners d’entreprises, des réunions de recrutements, des ateliers Internet, des séances d’information en partenariat avec la CCI de la Réunion ; Publie tous les 2 ans l’annuaire de la filière, le « Qui fait quoi ? » etc.

—>14% des acteurs recensés sont des collectivités territoriales (services ou missions TIC des Conseils Régionaux ou Généraux, communautés de communes, d’agglomérations etc.).
Leurs actions s’adressent en majeure partie (86%) à d’autres collectivités ou des structures publiques (principalement des communes, des établissements scolaires etc. et au grand public : 83%). 56% proposent des services à l’attention des personnes en situation précaire (séniors, handicapés, etc.) et 53% à destination des entreprises.
Plus des ¾ (76%) sont impliquées dans des projets visant à développer les infrastructures de communication (résorption de zones blanches, déploiement du Très Haut Débit.). Elles sont également très investies dans le développement de la e-Administration (76%) et d’Internet pour leurs usages propres (70%).

Exemples :

ADN64, l’Agence Départementale Numérique Pyrénées Atlantique (financée par le Conseil Général) assure le déploiement du Haut-Débit sur le territoire, ainsi que l’appropriation des TIC par les différents acteurs qui l’occupent. Elle appuie également les petites et grandes administrations dans l’élaboration de sites internet destinés aux utilisateurs de services publics.

Le Conseil Général du Cantal a mis en place le dispositif Cybercantal visant à favoriser l’appropriation des TIC sur le territoire Cantalien. Le programme Cybercantal Service vise à favoriser le développement et l’accès aux services publics en ligne. Un portail d’accès aux droits et démarches administratives a donc été mis en place en partenariat avec la Caisse des Dépôts et les organismes publics départementaux (caf, msa, etc). Les Maisons de Services Publics viennent parfaire ce dispositif, tout comme l’installation des 29 bornes services publics, et les 12 bornes de visioaccueil. Les salles Cybercantal, EPN départementaux labellisés Netpublic assurent le maillage territorial de l’accès public à Internet.

Les collectivités sont également impliquées dans le développement de la e-Education, des formations TIC (s’adressant à un public varié allant des particuliers, aux entreprises, les personnels des collectivités, des établissements scolaires et des personnes en situation précaire), des réseaux d’Espaces Publics Numériques (environ 70%).

—> Les missions les plus proposées (tous types de structures confondues) concernent l’expertise TIC, l’accompagnement à la mise en place de projets et le transfert de méthodologie.


titre 2Enquête des pratiques particulières

titre 3Utilisation de la base de données Annuaire

L’annuaire des acteurs du numérique territorial est un outil s’adressant aux acteurs qu’il recense, mais également aux décideurs. L’intérêt d’un tel outil est également d’interroger les praticiens sur leurs pratiques, leurs actions et la nature de celles-ci. L’OTeN a lancé une première étude en partenariat avec Dolist.net sur les usages de la communication par e-mail des collectivités et organismes publics, intitulée « l’e-mail marketting et les organismes publics ».


Cette enquête a pour objectif de décrypter les tendances de l’e-mailing au sein des institutions publiques françaises en 2010. Le partenariat visait, sans participation financière, à mutualiser les spécialités car Dolist.net est un expert reconnu sur toute la partie technique, technologique et méthodologique.

Il en ressort les grandes tendances suivantes :

— L’e-mail reste un support d’information et d’interaction avant tout
- 70% des e-mail envoyés servent à promouvoir des évènements, envoyer des invitations,
- 67% concernent l’envoie de Newsletters/lettres d’information,
- 56% servent à gérer les relations avec la presse,
- 40% sont utilisés pour réaliser des enquêtes ou sondages : ce canal semble être un bon moyen pour les collectivités de capter l’opinion publique.

–- La méthode de collecte des fichiers de contact e-mails reste encore assez basique :
- 57% des mails sont récoltés depuis les sites Internet lors d’inscription aux programmes e-mailing, aux jeux-concours ou aux évènements,
- 23 % des organismes interrogés disposent tout de même de fichiers internes,
- 13,5% seulement utilisent des annuaires de collectivités, d’universités ou autres.

L’enquête pointe du doigt certaines pratiques dites « à risque » concernant la collecte d’e-mail : 39% échangent des contacts avec d’autres organismes, 4% achètent leurs fichiers et 6% ne savent pas d’où ils proviennent.

–- La communication par e-mail remplit un grand nombre d’objectifs aux yeux des acteurs du secteur public : informer (70% des mails sont envoyés dans le but d’informer les citoyens, habitants ou membres d’une collectivités), de promouvoir des services (48% des mails proposent des prestations), d’assurer la notoriété de l’organisme (46% des mails visent à faire connaître la structure), sensibiliser des publics (43% des mails envoyés servent à sensibiliser les élus) etc.

–- Les agents du secteur public semblent moins soucieux de l’impact de leur communication : seuls la moitié des interrogés prennent en comptent les indicateurs statistiques traditionnels afin de mesurer la réussite de leurs opérations e-mails. Le trafic généré sur le site reste un indicateur privilégié par les participants (42%). Un tiers s’intéressent au taux de clics. Fait surprenant, 17% des organismes interrogés ne mesurent pas du tout l’efficacité de leur campagne.

Les pratiques d’e-mailing bénéficient d’une marge importe de progression, notamment d’un point de vue qualitatif. Il y a pour le moment peu de segmentation ou de personnalisation des messages envoyés, peu de tests effectués (concernant l’impact des campagnes, ou de test de délivrabilité etc.). Des pratiques nouvelles liées aux nouveaux outils TIC voient tout de même le jour :
– environ 49% des participants affirment avoir intégré les réseaux sociaux dans leur stratégie e-mailing, ou vouloir le faire,
– pour le moment, moins de la moitié des participants a effectué ou va mettre en place une optimisation de leurs messages e-mails pour une consultation sur mobiles. Cette pratique encore assez nouvelle doit pourtant être prise en compte par les acteurs publics. La lisibilité des communications par e-mail pourrait en être impactée et donc l’intérêt des lecteurs court le risque de s’affaiblir, ou bien au contraire, de s’étendre,
– l’intégration de la vidéo dans les campagnes reste minoritaire. Seules 8% des organismes publics le font, et 24% projettent de le faire. Ils sont utilisés pour les vœux du maire, ou encore pour informer les citoyens sur les grands projets en cours.

Les nouveaux usages restent donc pour le moment minoritaires, et le budget consacré à la communication par e-mail est en grande majorité stable (à près de 70%). Seuls 25% des organismes ont augmenté leur budget dédié à l’e-mailing. Ces tendances peuvent sembler paradoxales, sachant que les participants considèrent avant tout l’e-mail comme un moyen d’informer et d’interagir avec les citoyens. Or, l’e-mail est un outil de communication très intéressant du point de vue économique en comparaison à d’autres.
70% des enquêtés jugent tout de même l’e-mailing comme étant une pratique efficace, opinion qui ne se reflète pas sur les moyens mis à disposition comme nous venons de le constater.

Quels sont alors les freins au développement de l’e-mailing ?

La saturation des boîtes de réception est la raison première invoquée par les participants (90%) . La seconde difficulté perçue est la constitution de bases de données performantes regroupant des listes de contacts complètes et mises à jour. Enfin, ¼ des interrogés avouent manquer de ressources internes pour gérer les campagnes mises en place.

L’enquête est disponible en totalité et en téléchargement sur : dolist.net

La base de données contacts nous permet donc de mener à bien des études pointues et ciblées, afin de mieux cerner les pratiques des acteurs du numériques territorial, ainsi que les tendances qui se dessinent.
Pour en savoir plus sur les acteurs de votre région, consultez l’annuaire des acteurs du numérique territorial en cliquant sur le lien suivant : Annuaire OteN
Vous souhaitez soumettre votre structure ? Cliquez sur le lien suivant : Soumission structure annuaire OTeN
N’hésitez pas à nous contacter pour toute mise à jour de votre fiche.


[1] Aquitaine, Auvergne, Bretagne, Bourgogne, Corse, Franche-Comté, Réunion, Nord-Pas de Calais, Provence-Alpes Côte d’Azur , Rhône-Alpes et Martinique.

[2] Associations, Collectivités Territoriales, Agences Régionales, Agences Départementales, Services de l’Etat, Syndicats Mixtes, Sociétés d’Economie Mixte, Chambres Consulaires, Comités d’Expansion, Centre Européen d’Entreprises et d’Innovation, Groupement Européen d’Intérêt Economique, CRITT, Clusters, EPCI, Etablissement Public Local, Etablissement Publics administratif, Société Coopérative d’Intérêt Collectif, Groupement d’Intérêt Public, CRDP, Société Délégataire, Groupement d’Intérêt Scientifique, Service Universitaire.

Dolist : Gaëlle GUILLOCHEAU tél. 05 57 26 25 76 - fax 05 24 07 14 00

Parc Magellan - 2/4, rue Eugène Chevreul - 33600 Pessac

Cet article est repris du site http://www.a-brest.net/article6893.html
Posté le lundi 20 décembre 2010
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