Performances économiques et progrès social - Les suites du rapport Stiglitz


Mettre l’accent sur la perspective des ménages pour compléter l’information transmise par le PIB, élargir les données statistiques sur l’évaluation que chacun fait de sa vie ou encore évaluer la soutenabilité en s’appuyant sur un ensemble d’indicateurs bien définis sont quelqu’une des recommandations pour la contribution de la statistique française.
Performances économiques et progrès social - Les suites du rapport Stiglitz

Un article réalisé à partir d’une publication du 12 octobre 2011 repris du site de l’INSEE

L’écart entre la mesure statistique des faits socio-économiques et la perception de ces mêmes faits par les citoyens est devenu depuis quelques années un sujet sensible. C’est en particulier le cas pour la mesure du progrès économique et social, avec une remise en cause de l’usage presque exclusif du Produit Intérieur Brut (PIB) comme indicateur global de ce progrès.

Une commission internationale présidée par Joseph Stiglitz, avec Amartya Sen comme conseiller et Jean-Paul Fitoussi comme coordinateur, s’est penchée sur ces questions. Pour chacun des trois domaines définis par la Commission dans son rapport remis le 14 septembre 2009, ce dossier présente ses recommandations et les contributions de la statistique publique française, réalisées et à venir.

Développements autour du Produit Intérieur Brut

Les recommandations de la Commission Stiglitz

  1. Se référer aux revenus et à la consommation plutôt qu’à la production.
  2. Prendre en compte le patrimoine en même temps que les revenus et la consommation.
  3. Mettre l’accent sur la perspective des ménages.
  4. Accorder davantage d’importance à la répartition des revenus, de la consommation et des richesses.
  5. Élargir les indicateurs de revenus aux activités non marchandes.

Les contributions

Qualité de la vie

Les recommandations de la Commission Stiglitz

  1. Les services statistiques devraient intégrer à leurs enquêtes des questions visant à connaître l’évaluation que chacun fait de sa vie, de ses expériences et priorités.
  2. Il conviendrait d’améliorer les mesures chiffrées de l’état de santé, du niveau d’éducation, des activités personnelles, de la participation à la vie politique, des relations sociales, des conditions environnementales et de l’insécurité.
  3. Les indicateurs de la qualité de la vie devraient, dans toutes les dimensions qu’ils recouvrent, fournir une évaluation exhaustive et globale des inégalités.
  4. Des enquêtes devraient être conçues pour évaluer les liens entre les différents aspects de la qualité de la vie, et les informations obtenues devraient être utilisées lors de la définition des politiques publiques.
  5. Les services statistiques devraient fournir les informations nécessaires pour agréger les différentes dimensions de la qualité de la vie, et permettre ainsi la construction de différents indices.

Les contributions

Développement durable et environnement

Les recommandations de la Commission Stiglitz

  1. L’évaluation de la soutenabilité devrait s’appuyer sur un ensemble d’indicateurs bien défini.
  2. Les composantes de ce tableau de bord devraient pouvoir être interprétées comme des variations des « stocks » qui conditionnent le bien-être humain.
  3. Un indice monétaire de soutenabilité a sa place dans un tel tableau de bord mais, en l’état actuel des connaissances, il devrait demeurer principalement axé sur les aspects économiques de la soutenabilité.
  4. Les aspects environnementaux de la soutenabilité méritent un suivi séparé reposant sur une batterie d’indicateurs physiques sélectionnés avec soin.

Les contributions

Posté le mercredi 19 octobre 2011
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