Mieux recycler les petits emballages


Le tri des emballages s’avère assez efficace en France : un taux de 70 % atteint cette année. Mais il reste encore des carences comme avec l’aluminium, qui n’est recyclé qu’à 32 %. Pourtant ce matériau a l’avantage d’être 100 % recyclable à l’infini. Pour en améliorer la collecte, le CELAA (Club de l’emballage léger en aluminium et en acier), Eco-Emballages et l’AMF viennent de conclure un partenariat sur 3 ans.

Mieux recycler les petits emballages
Feuille d’aluminium froissée, barquettes, petites canettes ou canettes compactées dans la benne à ordures, emballages de fromages en pâte à tartiner ou encore capsules de Nespresso... Autant de petits emballages qui finissent dans les incinérateurs ou à la décharge. C’est pourtant un gisement considérable pour le recyclage.
 
En France, sur 70.000 tonnes d’aluminium, seules 6.000 sont récupérés, les centres de tri n’étaient pas équipés pour les collecter. Lors de l’opération, ils sont quotidiennement mis de côté. Il y a donc 4 ans, le CELAA (Club de l’emballage léger en aluminium et en acier) a lancé une expérimentation dans 4 centres de tri afin de définir les conditions techniques de recyclage de ses petits emballages avec, à ses côtés, l’éco-organisme Eco-Emballages.
 
Une machine dédiée dite machine à courants de Foucault a été installée en complément du tri des emballages rigides. Les résultats sont positifs : une augmentation jusqu’à 200 % du taux de captage de l’aluminium. L’investissement est tout de même conséquent, de 50.000 à 150.000 euros. A partir de 60 tonnes, cette machine devient rentable. C’est pourquoi la filière veut passer à la vitesse supérieure.


Un fonds de dotation de Nespresso
Le partenariat national qui est signé pour 3 ans a été baptisé "Projet métal". Eco-Emballages offre la possibilité aux collectivités de produire un standard expérimental pour les petits emballages. L’AMF s’engage à promouvoir le projet auprès de ses membres.
 
De son côté, Nespresso a mis en place un fonds de dotation, afin de rémunérer la performance de tri des petits emballages : 300 euros par tonne triée et valorisée. Un fonds que Nespresso se dit prêt à ouvrir à d’autres. Le groupe s’est engagé dans une démarche de recyclage : aujourd’hui, 20% de ces clients rapportent leurs capsules usagées en magasin. Le marc de café est séparé de l’emballage. Il peut servir à faire du compost ou encore être inséré dans des bassins filtrants. Les emballages souples peuvent ensuite être orientés vers une unité de pyrolyse. La France pourrait en accueillir une prochainement si le projet avance vite.


25 centres de tri en 3 ans
La capsule Nespresso n’est pas considérée comme un emballage mais comme un produit, elle fait partie de l’acte de consommation. Son initiative sans précédent permet donc de repousser des barrières. L’objectif : développer 25 centres de tri dans les 3 ans à venir. Comme le dit Eric Brac de la Perrière, directeur général d’Eco-Emballages, "pour passer d’un taux de 70% à 75% de recyclage de l’emballage, il faudra passer par des petites actions ciblées". Un bon moyen de faire avancer le principe de l’économie circulaire.


Cet article est repris du site http://www.institut-economie-circulaire.fr/Mieux-recycler-les-petits-emballages_a454.html
Posté le mardi 18 février 2014
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