Rapport du groupe de travail interministériel et interpartenarial

Médiation sociale : pour la reconnaissance d’un métier


D’après un mél de Serge Nedellec

La médiation sociale est aujourd’hui largement reconnue comme un mode efficace de résolution des tensions et de mise en relation entre les populations des quartiers et les institutions. Depuis l’apparition des premières actions de médiation de « femmes-relais » à la fin des années 1980 à Amiens, Grenoble, Montfermeil ou Marseille, les fonctions qui se revendiquent de la médiation sociale (femmes-relais médiatrices et médiateurs socio-culturels, correspondants de nuit, agents d’ambiance dans les transports, médiateurs scolaires, médiateurs de santé, etc.) se sont beaucoup développées, avec un soutien important de l’État, via notamment le dispositif adultes-relais.

À la demande du ministre de la Ville, un groupe de travail a été mis en place, sous l’égide du Secrétariat général à la Ville, pour préparer la reconnaissance des métiers de la médiation sociale, identifier les problèmes à résoudre et faire des propositions.

Durant l’année 2010, ce groupe a procédé à différentes auditions d’employeurs de médiateurs sociaux (élus, bailleurs, organismes gestionnaires de transports, fédérations nationales du champ social) et de représentants de ministères, organismes de formation et grands réseaux de médiation, afin de parvenir à une définition commune du métier, d’identifier le potentiel de développement des emplois et leur solvabilité.

Cet ouvrage rend compte de ce travail et formule un certain nombre de recommandations en vue de la reconnaissance de ce métier, qui ont été reprises par le Comité Interministériel des Villes du 18 février 2011.

· Médiation sociale : pour la reconnaissance d’un métier(PDF – 977.5 ko)

Préface de Hervé Masurel
Secrétaire général du Comité interministériel des villes

Née il y a plus de vingt ans d’initiatives de bénévoles ou d’associations dans les
quartiers de la politique de la ville, telles que les femmes-relais ou les correspondants
de nuit, la médiation sociale s’est beaucoup développée depuis quelques années et s’est
professionnalisée, avec un soutien important de l’État et des collectivités territoriales.
Son utilité sociale est désormais largement reconnue en tant que mode original et
efficace de résolution des tensions et d’amélioration des relations entre les populations
des quartiers en difficulté et les institutions.

Pour autant, la médiation sociale ne faisait pas, jusqu’ici, l’objet d’une reconnaissance
véritable au sein des filières professionnelles et des cadres d’emploi existants, alors qu’il
s’agit à l’évidence d’un métier à part entière, répondant à des besoins sociaux clairement
identifiés et s’appuyant sur un cadre déontologique et professionnel défini.

Afin de conforter l’action des médiateurs sur le terrain et d’appuyer cette reconnaissance
professionnelle, un groupe de travail rassemblant des responsables de réseaux nationaux
de médiation, d’experts et de représentants de ministères s’est réuni, sous l’égide
du Secrétariat général à la Ville, pour identifier les problèmes à résoudre et faire des
propositions concrètes. Le présent rapport est le fruit de ce travail collectif qui s’est
par ailleurs appuyé sur l’audition d’employeurs dans les différents secteurs d’activités
concernés : transport, logement, santé, action sociale, éducation, tranquillité publique,
etc. Les propositions qui en sont issues ont été largement reprises par le Comité
interministériel des villes qui s’est réuni le 18 février 2011 sous l’égide du Premier
ministre. Un certain nombre d’entre elles sont, d’ores et déjà, en cours de mise en oeuvre,
d’autres font l’objet d’expérimentations au plan local.

La reconnaissance d’un nouveau métier est toujours une longue marche. Ce rapport
y apporte une contribution déterminante.

Sommaire

État des lieux des secteurs d’activités et domaines d’intervention p. 8

- Définition et contours du métier p. 10

  • 1• Les contours d’un métier et ses limites p. 11
  • 2• Les missions du médiateur social p. 12
  • 3• Les principes éthiques et déontologiques p. 14
  • 4• Les conditions d’exercice d’une médiation sociale professionnelle de qualité p. 16

-  Reconnaissance du métier et professionnalisation p. 17

  • 1• Les enjeux actuels de la professionnalisation p. 17
  • 2• Les constats d’une structuration par étapes p. 17
  • 3• Développer la professionnalisation p. 19
  •  
    - Le portage des emplois p. 23
  • 1• Typologie des employeurs de médiation sociale p. 23
  • 2• La médiation sociale : un axe de politique publique à organiser p. 24
  • 3• Les structures employeurs p. 26

-  Le financement des emplois de la mediation sociale p. 28

  • 1• Les financements actuels p. 28
  • 2• Les moyens de la prise en charge financière p. 28
  • 3• Les pistes de travail p. 30
    Propositions p. 31

Annexes p. 33

  • Annexe 1 : charte de référence de la médiation sociale p. 34
  • Annexe 2 : composition du groupe de travail p. 37
  • Annexe 3 : liste des employeurs auditionnés p. 38
  • Annexe 4 : bibliographie p. 40
  • Annexe 5 : chronologie p. 42
  • Annexe 6 : résumé du référentiel des 9 activités de la médiation sociale p. 44
  • Annexe 7 : référentiel d’évaluation de l’utilité sociale de la médiation sociale p. 46
  • Annexe 8 : certifications et diplômes centrés sur la médiation sociale en 2011 p. 53
    Annexe 9 : modélisation des passerelles de la médiation sociale p. 54
L’adresse originale de cet article est http://www.a-brest.net/article9687.html
Posté le vendredi 30 décembre 2011
©© eco-co-sol, article sous licence creative common (cc by-nc-sa) info