On en compte aujourd’hui treize dans la région Nord – Pas de Calais

Les AMAP, ça pousse fort, ça pousse vite »

Réunis à Lomme, les Amapiens coordonnent leur action


La première Association pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) fait son apparition dans les Weppes au sud de l’agglomération lilloise en 2007. Deux ans plus tard, la région en compte treize, neuf dans le Nord, quatre dans le Pas de Calais, représentant l’adhésion de quelque 450 familles. C’est le succès. Les listes d’attentes se forment à « l’entrée des AMAP ».

Un article repris du site Nord-social, site d’informations sur l’économie sociale et solidaire publié sous licence Creative Commons

Réunis une première fois au mois de juin 2009, les Amapiens du nord se sont retrouvés, dimanche 13 décembre, à Lomme, pour un second rassemblement avec pour objectif de renforcer et de structurer leur mouvement.

La mise en place depuis un an, avec Rémi Top, d’un animateur régional symbolise la montée en puissance du mouvement.

Vingt personnes se retrouvées à Lomme, autour de l’animateur régional : cinq producteurs, et quinze amapiens. L’Avesnois, le Bassin minier, la Flandre maritime et la Flandre intérieure, la métropole lilloise et le valenciennois étaient les territoires représentés à cette manifestation.
Les AMAP sément pour l’avenir

Mouvement encore en pleine jeunesse, les rencontres entre amapiens sont pour l’instant essentiellement fait d’échanges et de reconnaissances. En effet, aujourd’hui le réseau régional est en train de se tisser entre des gens qui, pour la plupart, ont adhéré à une idée et à une pratique, mais qui ne se connaissent pas encore, le mouvement s’étant développé particulièrement rapidement.

Les expériences acquises par les uns et les autres furent à l’origine de fructueux échanges.

Les amapiens se sont interrogés sur la manière de fixer le juste prix du panier afin qu’il soit équitable pour le producteur.

Ils se sont demandés comment impliquer d’avantage les amapiens dans la vie des associations, mais aussi comment ils pouvaient accompagner la création de nouvelles AMAP. Compte tenu de la jeunesse du mouvement, les expériences des uns et des autres sont les bienvenues.

Autre point sensible examiné par les amapiens, celui de l’accessibilité sociale des AMAP. Comment faire, se sont-ils questionnés, pour faire en sorte que le plus de monde possible puissent accéder aux AMAP et à la consommation de légumes de proximité, sachant que le problème du prix est décisif.

Un mouvement actif et participatif

Ce deuxième rassemblement régional a permis aux participants de définir les axes de leurs interventions des mois à venir. A Lomme, les amapiens ont pris rendez-vous avec l’avenir en lançant les fondements d’un réseau régional actif et participatif.

L’idée est d’accompagner les gens à se réapproprier la consommation tout en aidant les agriculteurs à poursuivre leur travail de la terre.

La construction de liens entre les Amap sur les territoires a été évoquée, ainsi que dans le domaine de l’accessibilité sociale un rapprochement avec les centres communaux d’action sociale.

Mouvement en plein essor régionalement le mouvement des Amap l’est aussi nationalement. Il était donc logique que des représentants du mouvement nordiste participent à la première rencontre nationale qui s’est déroulée à Anneyron dans la Drôme le dimanche 13 décembre (voir l’article : Une jeune pousse qui promet : le Mouvement Inter-Régional des AMAP est né,)

Les AMAP du Nord s’inscrivent donc dans le mouvement interrégional des AMAP et prendront part activement aux échanges initiés au niveau national.

La Charte nationale des AMAP devient la référence pour les AMAP du Nord Pas-de-Calais.

Une charte, qui, entre autres, précise qu’un paysan qui devient amapien doit s’engager à utiliser de moins en moins de produits chimiques.

L’AMAP¨ : le panier, l’agriculteur et les consommateurs

La grande affaire de l’AMAP, c’est le panier. L’AMAP se créée, puis vit autour du panier. Le panier, c’est 10,12, 15 légumes de saison.

Le producteur s’engage à en livrer un par semaine aux membres de l’association, hormis les mois d’hiver.

Les consommateurs disposent ainsi en permanence de légumes frais et locaux.

Le prix du panier est fixé conjointement par le producteur et les consommateurs. Avec sa production achetée à l’avance, le paysan dispose d’une garantie minimum quant à la rémunération de son travail.

L’AMAP se sont aussi des échanges entre le paysan et les consommateurs sur l’agriculture et un investissement commun pour promouvoir cette agriculture de proximité et de meilleure qualité pour la santé.

Dans l’esprit amapien, parfois certains consommateurs viennent donner un coup de main aux paysans dans les champs.

L’AMAP, une réalité en pleine croissance tant au niveau régional qu’au niveau national devrait faire recette dans les mois et années à venir.

Jean-Paul BIOLLUZ

- Voir en ligne : www.amap5962.org/

Posté le samedi 9 janvier 2010