Décès de Elinor Ostrom le 12 juin 2012

L’inventivité sociale et la logique du partage au coeur des communs


par Hervé Le Crosnier14 juin 2012

Elinor Ostrom, première femme à obtenir un Nobel
d’Économie en 2009 pour ses développements sur la
théorie des communs [1]
, est décédée ce mardi 12 juin à
l’âge de 78 ans. Elinor Ostrom était une chercheuse
politique infatigable et une pédagogue cherchant à
transmettre aux jeunes générations ses observations et
analyses. Malgré l’annonce de sa maladie en décembre
dernier, elle a continué son cycle de conférences et la
rencontre avec les jeunes chercheurs du domaine des
communs au Mexique et en Inde. Récemment encore,
elle exprimait son sentiment d’urgence à propos de la
conférence Rio+20 qui se déroule actuellement [2]. Une
conférence durant laquelle le terme de « communs »
devient un point de ralliement, jusqu’à figurer dans le
titre du « Sommet des Peuples pour la justice sociale
et environnementale en défense des biens communs ».
La théorie des biens communs, ou plus précisément
des « communs », suivant le terme anglais commons, qui est plus général et moins focalisée que la
traduction française actuellement utilisée, a connu plusieurs périodes : les études historiques,
l’analyse du fonctionnement des communs naturels et la construction des communs du numérique.

Elinor Ostrom et l’approche institutionnelle de économie politique des communs est essentielle dans
ce parcours pour comprendre le renouveau de l’étude des communs et l’apparition de mouvements
sociaux qui se revendiquent de la défense ou de la construction des communs.

Leçons de l’histoire : communs et enclosures

L’histoire de l’Angleterre et du mouvement des enclosures, qui opposa très violemment les pauvres
des campagnes aux propriétaires terriens entre le XIIIème et XVIIéme siècle a été la première
incarnation des analyses et des mouvements sur les communs. Les propriétaires voyaient dans la
privatisation et la clôture des espaces la garantie d’une meilleure productivité, notamment pour
l’élevage des moutons destinés aux filatures. Les pauvres, qui dans les coutumes et les premiers
textes législatifs [3] avaient des droits élémentaires sur les communs, y voyaient une expropriation de
leur moyens de subsistance : la récolte du miel, le bois de chauffe, les produits de la cueillette. Une
expropriation qui les conduisait à rejoindre les villes et accepter les travaux les plus ingrats,
notamment l’engagement sur les bateaux de la marine anglaise. Le mouvement politique des
Levellers a porté les revendications égalitaires des révoltés des communs lors de la Guerre civile
anglaise de 1647. La répression et la terreur qui régna alors dans les campagnes font dire à
l’historien Peter Linebaugh que « Le mouvement des enclosures en Angleterre fait partie de ces
universaux concrets, à l’image du marché triangulaire des esclaves, des sorcières portées au
bûcher, de la famine irlandaise ou du massacre des nations indiennes, qui permettent de définir le
crime du modernisme, à chaque fois limité dans le temps et l’espace, mais toujours dépassant le
particulier et susceptible de revenir au devant de la scène » [4].

Aujourd’hui encore, penser les
communs ne peut se faire qu’en relation avec les tentatives, les formes et les succès ou échecs des
nouvelles enclosures, qui organisent la privatisation de ce qui était auparavant utilisé par tous. Au
point que Charlotte Hess, une des collègues d’Elinor Ostrom avec qui elle a écrit un livre majeur sur
les nouveaux communs de la connaissance, tente la définition suivante « les communs sont des
ressources partagées par un groupe de personnes et qui sont vulnérables aux dégradations et aux
enclosures » [5]
.

De la tragédie à l’écologie : le renouveau de la théorie des communs

Cependant, à part les historiens et les lecteurs attentifs de Marx ou de Polanyi, tous les économistes
semblaient avoir oublié la notion de communs lorsqu’en 1968 paraît l’article de Garrett Hardin « La
tragédie des communs » [6] , dans lequel il estime que chacun étant guidé par son avidité va essayer de
bénéficier au mieux des communs, sans prendre en charge leur renouvellement. Il en conclut que la
gestion optimale des communs passe soit par la privatisation du bien considéré, soit par la
nationalisation, et qu’il vaut mieux créer des inégalités que de conduire à la ruine de tous. Cet article
va rester longtemps une référence, au point que jusqu’à ces dernières années et la reconnaissance du
travail d’Elinor Ostrom, il était impossible dans un lieu public de parler des communs sans que
quelqu’un ne pose la question de leur « tragédie ». Mais paradoxalement, comme le signale
Christian Laval [7], cet article va également remettre la question des communs à l’ordre du jour. Il aura
ainsi poussé Elinor Ostrom et de son mari Vincent à approfondir les études sur les communs. Plutôt
que de se livrer à des jeux mathématiques comme Hardin, ils vont examiner ce qui se passe
réellement dans les communs existants. Et montrer que des formes de gouvernance autres que
privation ou étatisation sont possibles, et qu’elles sont concrètement mises en oeuvre par des
communautés pour protéger et maintenir les ressources partagées qui leurs sont confiées. Ces
travaux seront publiés ultérieurement dans son ouvrage le plus connu (et actuellement le seul traduit
en français) « Governing the commons » [8]. Entre temps, les recherches menées au sein du Workshop
in Political Theory and Policy Analysis qu’elle a créé avec son mari en 1973 à l’Université d’Indiana
avaient connu un développement mondial qui s’est traduit par la constitution de l’IASCP
(International Association for the Study of Common Property) [9] au milieu des années 80. Dès lors,
des chercheurs du monde entier vont aller étudier les modes de gestion des communs dans de
nombreux endroits, à la suite et à l’image des premiers travaux d’Elinor Ostrom sur la gestion des
réseaux d’irrigation directement par les parties prenantes en Californie du Sud, ou les façon dont des
co-propriétaires peuvent gérer correctement et collectivement les immeubles. Ils découvriront ainsi
que la gestion de ressources partagées passe par la constitution d’arrangements institutionnels,
souvent informels, mais néanmoins dotés d’une force de réalisation par l’implication des acteurs
directement concernés. Loin du modèle de Hardin, dans lequel les éleveurs pouvaient faire paître
leurs animaux dans un même champ sans jamais se parler, au point d’en épuiser la source même de
nourriture, les chercheurs découvrent la grande variété et l’inventivité des communautés réelles pour
gérer les ressources communes. Elinor Ostrom répondra ultérieurement souvent à ceux qui lui
demandent des « recettes » que « chaque commun est un cas particulier », qu’il faut analyser à la
fois en lui-même (quelle est le type de ressource offerte en partage) et en regard de la communauté
qui en a la charge. Ce qu’elle fit avec pédagogie lors de son dernier séjour en France en juin 2011.

Elinor Ostrom a mis en place un cadre d’analyse et de développement institutionnel destiné à
l’observation des communs. De ses observations concrètes elle a tiré huit principes d’agencement
que l’on retrouve dans les situations qui assurent réellement la protection des communs dont ces
communautés d’acteurs ont la charge :
- des groupes au frontières définies ;
- des règles régissant
l’usage des biens collectifs qui répondent aux besoins et spécificités locales ;
- la capacité des
individus concernés à les modifier ;
- le respect de ces règles par les autorités extérieures ;
- le contrôle
du respect des règles par la communauté qui dispose d’un système de sanctions graduées ;
- l’accès à
des mécanismes de résolution des conflits peu coûteux ;
- la résolution des conflits et activités de
gouvernance organisées en strates différentes et imbriquées.

On voit clairement dans l’approche d’Elinor Ostrom qu’à la différence de nombreux économistes,
elle ne considère pas les biens pour eux-mêmes, mais dans leur relation avec les groupes sociaux
qui participent à leur production ou maintien. Les communs ne sont donc pas des « biens »
particuliers, mais également des systèmes de règles pour les actions collectives. Ce qui est alors
ouvert au partage n’est pas seulement une ressource, mais bien un agencement social particulier ; et
qu’en conséquence la préservation de la ressource passe par la prise de conscience des interactions
sociales qui permettent ce partage.

La rencontre entre l’approche économique et politique de la théorie des communs portée par l’École
de Bloomington d’Elinor Ostrom et la prise de conscience écologique au cours des années soixantedix
et quatre-vingts vont renforcer ces analyses. La question des communs va s’élargir de ressources
principalement locales vers des ressources globales. Les océans, le climat, la diversité biologique,
l’antarctique, les forêts,... notre environnement et les limites mêmes de la terre [10] sont menacées de
dégradation et d’appropriation, qui sont l’équivalent de nouvelles enclosures écologiques. Comment
la théorie des communs nous permet d’affronter ces nouveaux défis qui se posent à l’échelle
globale ? Quelles sont les communautés concernées par leur protection, et les règles et agencements
qui leur permettent d’exister et d’agir ? Les questions posées autour de la conférence Rio+20 portent
bien sur ces sujets, et l’on voit s’y exprimer des tendances à trouver des « solutions globales »,
souvent mythiques ou au contraire servant de paravent à de nouvelles enclosures. Au delà du
caractère attrape-tout du terme, un des aspect de « l’économie verte », celui qui veut financiariser la
nature et étendre les droits de propriété intellectuelle à l’ensemble du vivant, est ainsi une nouvelle
enclosure masquée derrière un discours généreux. En se décalant par rapport à la description de la
dégradation de ces biens globaux, qui fait souvent le lit du catastrophisme, Elinor Ostrom cherche
au contraire à développer les formes de résilience qui résident dans les capacités d’action : « Ce que
nous mettons trop souvent de côté est ce que les citoyens peuvent faire et l’importance d’un
investissement réel des personnes concernées » déclarait-elle en recevant son Prix Nobel
d’Économie. Dans son ultime article à propos des négociations de Rio en 2012, elle indique
clairement : « Des dizaines d’années de recherche montrent qu’un éventail de mesures évolutives,
complémentaires au niveau urbain, régional, national et international a plus de chance de réussir
qu’un accord universel et contraignant, car il permettrait de disposer d’un recours en cas d’échec
de certaines de ces mesures ».


Les communs du numérique

La troisième incarnation du mouvement et de la théorie des communs viendra des innovations
technologiques, et notamment de l’internet et des documents numériques. Réseau universitaire,
construit en dehors des systèmes informatiques privés qui s’imposaient dans les années quatrevingts,
réseau dont les protocoles et les règles de normalisation sont débattues ouvertement par tous
les ingénieurs concernés, l’internet apparaît vite comme un « nouveau commun ». Les acteurs ayant
construit ce réseau, et qui en sont également les premiers utilisateurs, vont longtemps défendre son
ouverture, son expansion pour tous et sa neutralité [11], au sens d’un réseau qui ne juge pas les
contenus ou les protocoles, mais transmet au mieux tous les messages informatiques. Conjugué
avec l’émergence du mouvement des logiciels libres, nous avons là une « communauté mondiale »
d’informaticiens qui construit collectivement des ressources partageables et ouvertes. Et qui se fixe
des règles internes (la licence GPL pour les logiciels libres, le fonctionnement de l’Internet
Engineering Task Force etc.) et les moyens de les faire respecter (normalisation ouverte, forums
d’échange et de formation permanente entre informaticiens, surveillance des tentatives de
détournement de l’ouverture du réseau...). Comme pour les communs naturels, les communs
numériques, même s’il apparaissent reproductibles à l’infini pour un coût marginal tendant vers zéro,
sont confrontés à des risques de pollution et de dégradation et à des stratégies d’enclosure. La
principale d’entre-elle étant l’extension rapide et tous azimut de la « propriété intellectuelle » que le
juriste James Boyle qualifie en 2004 de « second mouvement des enclosures » [12].

Elinor Ostrom ne pouvait rester indifférente à cette conception des réseaux numériques comme des
biens communs. D’autant que sous l’impulsion de divers mouvements sociaux du numérique [13] le
concept s’est largement étendu, notamment par les créateurs qui utilisent les licences Creative
commons, par les chercheurs qui diffusent leurs travaux en accès libre, par les bibliothécaires qui
participent au mouvement pour l’accès au savoir... Lin Ostrom coordonnera ainsi avec Charlotte
Hess le livre fondateur de cette nouvelle approche des communs « Understanding knowledge as a
commons » [14]. Celui-ci est un ouvrage collectif qui analyse les nouvelles constructions sociales qui
se réalisent autour du numérique à la lueur de l’histoire et l’expérience des communs matériels. La
connaissance est souvent considérée par les économistes comme un bien public au sens de Paul
Samuelson, c’est-à-dire non-excluable (il est difficile d’empêcher le savoir de circuler) et non-rival
(ce que je sais ne prive personne du même savoir). Or le numérique crée de nouvelles conditions
d’appropriabilité privée, qui font que la connaissance inscrite dans des documents numériques peut
au contraire se trouver empêchée de circuler : DRM sur les fichiers, brevets de logiciels, absence de
réelle conservation par des organismes dédiés, censure au niveau du réseau... C’est donc en plaçant
la connaissance dans les mains et sous la responsabilité des personnes qui la produisent, qui peuvent
par leur pratique rendre les ressources de savoir partageables, que sa circulation restera assurée. Un
élément essentiel quand on touche aux domaines de la science et de la santé, et que l’on envisage
leur circulation en direction des pays et des chercheurs, innovateurs et professionnels de la santé qui
ne peuvent bénéficier du soutien d’organismes publics et de grandes bibliothèques.

Car c’est une des contradiction majeure du numérique : il est un instrument de diffusion d’une
puissance encore jamais envisagé, les coûts de reproduction tendant vers zéro et le réseau s’étendant
sur toute la planète ; et il est en même temps le moyen d’organiser de nouvelles enclosures, de
bloquer le partage, de surveiller les usages. À l’image de ce qu’Elinor Ostrom a observé et promu
dans son approche institutionnelle, c’est par une multiplicité d’actions et de niveaux de prise en
charge que la connaissance restera libre. Les lois, les principes portés par les pouvoirs publics,
notamment l’obligation de diffuser librement les travaux primaires de recherche, cohabitent avec les
dynamiques des groupes et mouvements qui desserrent l’étau de la privatisation et les barrières à
l’accès de tous aux connaissances, dans tous les domaines.

Continuer de construire une théorie des communs

Le mouvement des communs a besoin de théorie, comme tous les mouvements qui secouent la
société. Il n’est cependant nul besoin d’en faire aujourd’hui une panacée, une nouvelle solution
« universelle » dont l’échec ou les difficultés signerait l’absence d’espoir. Au contraire, la principale
leçon d’Elinor Ostrom est de cultiver les différences et les synergies. Alors que dans les années
soixante-dix les économistes ne juraient que par des modèles abstraits, convoquant les humains sous
leur seule forme d’homo oeconomicus dans des calculs d’optimisation, Elinor Ostrom parcourait le
monde, en Amérique latine, Asie ou Afrique. Comme le souligne David Bollier « Elle se déplaçait
pour observer les réalités de la coopération sur le terrain, dans toute ses dimensions humaines
souveraines, et réunir ainsi les fondations de sa théorie créative sur la façon dont les communs
réussissent ou échouent. C’est certainement ce qui fait la longévité du travail d’Elinor Ostrom : il
est appuyé sur un travail empirique en profondeur » [15].

La reconnaissance institutionnelle tardive qu’aura connu Elinor Ostrom, notamment l’attribution du
Nobel d’Économie, va de pair avec des tentatives de récupération de son travail dans des discours
qui privilégient les « communautés » sur les peuples, ou qui utilisent « l’amitié » comme valeur
d’échange, ou encore qui se targuent de « solutions financières innovantes » et tentent d’intégrer les
communs dans une vision économique libertarienne au profit des grands vecteurs de l’internet ou de
la finance « verte ». C’est le lot de toute recherche que de se voir reçue différemment par des
auditeurs ou lecteurs ayant des buts et des intérêts différents. Pour les gens qui participent au
renouveau du mouvement des communs, qui mettent en avant pratiquement et théoriquement le
partage, la solidarité, la conception coopérative devant les profits privés ou les rapports de forces
militaires, la lecture d’Elinor Ostrom apporte un tout autre éclairage.

Fondamentalement, son
message est de dire que les gens confrontés jour après jour à la nécessité d’assurer la permanence
des communs qui sont le support de leur vie ont bien plus d’imagination et de créativité que les
économistes et les théoriciens veulent bien l’entendre.
Fidèle à l’image souriante, pédagogue et accueillante d’Elinor Ostrom, sa théorie institutionnelle des
communs est avant tout une formidable leçon d’optimisme, de confiance dans les capacités
humaines, de valorisation de la débrouillardise et d’admiration devant les agencements improbables
que l’humanité sait mettre en oeuvre. Notre plus bel hommage sera de continuer à défendre les
communs, naturels et numériques, globaux ou locaux, de faire en sorte que chacune et chacun se
sente investi d’une responsabilité sur la protection de ce que l’humanité veut proposer en partage,
par choix ou par nécessité. Au premier titre évidemment la défense de notre planète commune.

Hervé Le Crosnier

Rio, 14 juin 2012

Article diffusé sous licence Creative commons by

L’adresse originale de cet article est http://www.a-brest.net/article10875.html

[1Hervé Le Crosnier, Une bonne nouvelle pour la théorie des Biens Communs, 12 octobre 2009,

[2Elinor Ostrom, La politique verte doit être impulsée de la base, Les Echos, 12 juin 2012

[3« Tout homme libre peut récolter le miel trouvé dans ses bois » – Article 13 de la Charte des Forêts (1215)

[4Peter Linebaugh, Enclosures from the bottom up, Radical History Review, n° 108, automne 2010

[5Charlotte Hess, « Inscrire les communs de la connaissance dans les priorités de recherche » ; In : Association Vecam
(coord.) Libres Savoirs, les biens communs de la connaissance, C&F éditions, 2011, p. 31-52

[6Garrett Hardin, « The Tragedy of the Commons » Science 162 (1968) : 1243–48

[8Elinor Ostrom, Governing the Commons : The Evolution of Institutions for Collective Action (Political Economy of
Institutions and Decisions), Cambridge University Press, 1990 (traduction – de qualité déplorable - La gouvernance
des biens communs : Pour une nouvelle approche des ressources naturelles, De Boeck, 2010)

[9Une association renommée International Association for the Study of Commons en 2007

[10Geneviève Azam, Le temps du monde fini : vers l’après-capitalisme, Les liens qui libèrent, août 2010, 222p.

[11Valérie Schafer, Hervé Le Crosnier, Neutralité de l’internet : une question de communication, CNRS-Editions, 2011,
120p.

[12« The Second Enclosure Movement and the Construction of the Public Domain », Law and Contemporary Problems
66 (1 & 2). f

[13Hervé Le Crosnier, Leçons d’émancipation : l’exemple du mouvement des logiciels libres, In : Association Vecam
(coord.) Libres Savoirs, les biens communs de la connaissance, C&F éditions, 2011, p. 173-189

[14Charlotte Hess et Elinor Ostrom (dir.), Understanding Knowledge As a Commons : From Theory to Practice, MIT
Press, janvier 2007, 381 p.

[15David Bollier, Elinor Ostrom Remembered (1933-2012), 12 juin 2012,http://www.bollier.org/blog/elinor-ostromremembered-
1933-2012

Posté le lundi 18 juin 2012
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