Colloque Consommer responsable et solidaire 27-28 Mai

Interview avec Cyrielle den Hartigh, les Amis de la Terre : un guide sur l’écoconstruction

article dans sa langue originale

Les Amis de la Terre sont une association de protection de l’Homme et de l’environnement. Indépendante de tout pouvoir économique, politique ou religieux, l’association mène depuis 40 ans des actions de plaidoyer auprès des décideurs économiques et politiques.

Cyrielle den Hartigh était présente au colloque ESS des 27 et 28 Mai 2010 à Brest pour nous parler d’un guide sur l’éco-construction. Nous avons profité de sa venue pour lui poser quelques questions.

Pouvez-vous nous rappeler le projet des Amis de la Terre ?

Nos campagnes sur la responsabilité des acteurs économiques, les changements climatiques, l’habitat, la protection des forêts tropicales ou l’agriculture ont pour mission de remettre en question un mode de production et de consommation à l’origine d’inégalités flagrantes et de pollutions majeures.

Les Amis Amis de la Terre sont une fédération internationale.

En France, la fédération compte une trentaine de groupes locaux, mais malheureusement encore aucun en Bretagne ! Nous sommes à la disposition des personnes souhaitant s’impliquer dans la création d’un groupe local (plus d’info : http://www.amisdelaterre.org/Change... ).

Quels sont les leviers possibles pour le développement de l’habitat écologique et durable sur les territoires ?

Les territoires ont un rôle important à jouer dans le développement d’un habitat réellement écologique et accessible à tous.

Les leviers peuvent être :
- Le soutien aux acteurs professionnels (formation continue ou initiale, ateliers et information sur les réglementations, soutien dans leurs démarches auprès des assurances et du CSTB, etc.),
- Les incitations à l’amélioration de l’habitat ciblées sur l’utilisation des écomatériaux (via des dispositifs existants tels que les OPAH, ou des subventions directes, prêts bonifiés, défiscalisation, etc. tout ceci toujours conditionné à l’utilisation d’écomatériaux et à l’obtention d’un minimum de performance énergétique)
- Les achats publics et l’utilisation des écomatériaux par les collectivités territoriales (mettre en place une politique de long terme sur les achats publics durables, signer une charte ou des vœux allant dans ce sens, inclure systématiquement dans les cahiers des charges des conditions sur la provenance des matériaux et leurs impacts environnementaux et sociaux, etc.),
- L’information et la sensibilisation du grand public et des professionnels (supports de communication grand public, forum, salon professionnels, etc.),
- La structuration et le soutien aux filières courtes d’écomatériaux (mettre en lien les professionnels du bâtiment et des écomatériaux, impliquer les autres secteurs concernés, etc., actions auxquelles on ajoute l’ensemble des actions citées plus haut et qui permettent de mettre en place une politique globale de développement de filières locales d’écomatériaux).

Quelles interactions possibles voyez vous avec les acteurs Brestois autour de vos expérimentations ?

Je sais que plusieurs collectivités territoriales brestoises s’engagent dans des politiques de soutien au développement des écomatériaux et pour leur accessibilité au plus grand nombre. J’espère pouvoir avoir un retour d’expérience de leur part.

Parallèlement, le guide à destination des collectivités territoriales « Développer les filières courtes d’écomatériaux » pourrait, s’il est diffusé largement sur le territoire, inciter d’autres collectivités à se lancer.

Avez-vous des liens que vous souhaiteriez nous faire partager ?

Pour retrouver le guide « Développer les filières courtes d’écomatériaux »

Posté le jeudi 3 juin 2010
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