Initiatives de jeunes : traduire des valeurs en actes

article dans sa langue originale

Le RTES a confié en octobre 2009 à Développements et Humanisme la réalisation d’une étude de repérage et d’analyse d’initiatives économiques solidaires portées par des jeunes, et des dispositifs d’accompagnement existants.

Certaines collectivités s’engagent auprès des projets pour l’accompagnement à la création d’activité.

Un article repris de la lettre d’information du Réseau des Territoires de l’Economie Solidaire

Le projet

50 initiatives ont été retenues par le Comité de Pilotage de l’étude, évoquant la diversité des champs d’activités, des régions, des types de territoires concernés, des statuts choisis par les porteurs, et seront présentées au moyen de fiches descriptives. 30 initiatives, ainsi que 5 dispositifs d’appui, font l’objet d’une observation et d’une analyse plus précise (réalisation de monographies).

Un rapport de synthèse fera ressortir en particulier les spécificités des initiatives portées par des jeunes, les facteurs de leurs forces et de leurs fragilités (internes et externes), les points forts des dynamiques observées qui peuvent se retrouver en d’autres lieux, ainsi qu’un certain nombre de propositions concernant le soutien à ces porteurs d’initiatives.

L’ensemble de ces éléments, auquel s’ajouteront des apports de chercheurs, sera la base d’une publication, à paraître à la fin du premier semestre 2010.

Des domaines d’activité divers et souvent croisés : De la production de spiruline à la création de vêtements, de l’habitat solidaire à la réparation de vélos, de la réalisation d’installations urbaines avec des matériaux recyclés au cirque pour personnes en situation de handicap, etc, les champs d’activités dans lesquels se déploient les initiatives étudiées sont larges. À cette diversité s’ajoute une dimension importante, celle du croisement entre plusieurs entrées, qui concerne par exemple des initiatives dont la composante centrale est l’alimentation. [...]

Soutiens aux initiatives de jeunes : et les collectivités territoriales ?

Les collectivités diverses sont souvent des partenaires importants pour les initiatives étudiées, même si leur présence pourrait être renforcée : sur les 29 initiatives faisant l’objet d’une monographie, seules 3 initiatives n’ont bénéficié d’aucun soutien de leur part. Lorsque ce soutien existe, il a, à n’en pas douter et même s’il est peu dispendieux pour la collectivité, un effet triple :
- il représente une aide directe,
- il est un facteur d’encouragement (ou, a contrario, de découragement) des initiatives ; et
- il est un démultiplicateur de crédibilité auprès d’autres partenaires et auprès des publics visés par les porteurs de l’initiative.

Le Conseil régional est de loin le premier appui de ces initiatives, ce qui est logique compte tenu de sa compétence économique ; 19 initiatives sur 29 ont obtenu une aide régionale. 9 initiatives ont été ou sont encore appuyées dans le cadre de la politique de soutien à la création de nouvelles entreprises de leur région ; pour six d’entre elles, il s’agit d’une politique de soutien spécifique à l’ESS. 5 réalisations bénéficiant par ailleurs d’un financement de type « emplois-tremplins », on peut considérer que des co-financements régionaux propres à des actions de type ESS ont contribué au développement de onze initiatives.

Les Conseils généraux sont intervenus en soutien à 12 initiatives (aide à la création d’activités, subventions ou commandes dans le cadre de la politique socio-éducative ouéducative, aides aucommerce- artisanat, etc.). Dans quelques cas seulement, on peut parler d’une aide qui est reliée à une politique de promotion del’ESS à l’échelle départementale.

Pour les communes ou intercommunalités qui ont concouru de façon plus ou moins ponctuelle à leur réalisation, aucune ne l’a fait dans le cadre d’une politique spécifique d’appui aux jeunes porteurs d’initiatives ESS. Quatre l’ont fait dans le cadre d’une politique globale d’appui à l’ESS. D’autres, en particulier cinq communes ou communautés en tout ou parties rurales, ont soutenu les projets au titre de leur objectif global ; d’autres, enfin, les ont soutenus à travers une entrée « sectorielle » (apports dans le cadre de leur politique des déplacements, de l’habitat ou de la culture).

Pour la plupart, les appuis reçus sont ponctuels et ils se rapportent à la phase initiale de la réalisation du projet ; dans quelques cas, au contraire, ils se sont déclenchés seulement après que les porteurs aient mis en place leur activité depuis un certain temps. La réflexion, ici ou là, est ouverte sur d’autres voies : « C’est sur l’accompagnement des créateurs à moyen terme que les structures publiques doivent jouer leur rôle. Ils doivent vraiment être aidés sur de la prospective, estime le responsable du développement de l’ESS d’une Communauté d’agglomération concernée par un des projets, celle de Niort. Les outils d’aide à la création existent, mais manquent ceux qui peuvent aider à la pérennisation. On en reste encore trop souvent à une vision administrative et non vivante des choses ».

Pour lire la suite, contacter le RTES

A noter, parution de l’étude vers juin 2010.
Posté le jeudi 22 avril 2010
licence de l’article : Contacter l’auteur