13 Octobre 2011, Mission Locale de Brest

Fonds de prêts d’honneur pour les jeunes micro-entrepreneurs


Afin de répondre à la problématique spécifique des jeunes créateurs d’entreprise en situation de précarité, l’Adie met en place un fonds de prêts d’honneur dédié à ce public permettant de bénéficier de quasi fonds propres en complément du micro crédit.

Une rencontre est organisée à Brest à la Mission Locale (15 rue Fautras) le 11 octobre de 14h00 à 18h00.

Dates

  • Jeudi 13 octobre 2011 de 14:00 à 18:00

Fonds de prêts d'honneur pour les jeunes micro-entrepreneurs

Contexte

La précarité des jeunes, dont le taux de chômage peut atteindre 40% des actifs dans les
quartiers en difficulté, est l’un des problèmes majeurs auxquels notre société est
confrontée, et qui fragilise tout le tissu social.

Pourtant, 47 % d’entre eux souhaitent créer leur entreprise1. Selon l’APCE, 70 000 jeunes
de moins de 30 ans l’ont fait en 2008. Dans les zones urbaines sensibles, le taux de
création d’entreprise est deux fois supérieur à la moyenne nationale, et la proportion
d’entrepreneurs de moins de 40 ans est de 50 % contre 33 % sur l’ensemble du
territoire2.
Depuis plus de vingt ans, l’Adie accompagne et finance des personnes exclues du
système bancaire classique qui souhaitent créer leur entreprise et donc leur emploi. Elle a
mis en place des dispositifs spécifiques pour soutenir l’esprit d’entreprise des jeunes, qui
très souvent n’ont aucune sorte de revenu et ne disposent pas d’apport personnel.

En
2010, un tiers des personnes qu’elle a financées avaient moins de 32 ans.

Afin d’aider davantage de jeunes à créer leur propre emploi en créant leur entreprise et de répondre à sa façon à la problématique spécifique des jeunes créateurs d’entreprise en
situation de précarité, l’Adie lance un fonds de prêts d’honneur dédié à ce public, grâce
au soutien de partenaires publics et privés.

Pour Catherine Barbaroux, Présidente de l’Adie “ Ce fonds pour les jeunes est une
solution supplémentaire, en plus du microcrédit et de l’accompagnement que
l’association leur propose, pour les aider à créer leur entreprise, leur propre emploi.
C’est la nouvelle contribution de l’Adie à la lutte contre le chômage des jeunes. Ce
fonds est un premier pas. Je lance aujourd’hui un appel pour que d’autres
partenaires, notamment les banques, nous rejoignent et le fassent vivre dans la
durée”

L’objectif de ce fonds est de permettre à 1 000 jeunes chaque année (500 la première
année), dont un tiers de jeunes des quartiers prioritaires, de bénéficier de quasi fonds propres,
en complément du microcrédit
, pour financer la création ou le développement
de leurs entreprises.

Ces prêts sans intérêts, d’un montant maximum de 5000 euros seront réservés aux
jeunes de moins de 32 ans les plus en difficulté : demandeurs d’emploi non indemnisés
et/ou allocataires d’un minimum social et porteurs de projets dont le besoin de
financement est inférieur à 10 000 €.


Pour en savoir plus rendez-vous sur le site de l’Adie

Ce fonds est la première union forte de partenaires publics et privés pour lutter contre le
chômage des jeunes.
Sont d’ores et déjà engagés aux côtés de l’Adie et de Pôle emploi,
la Caisse des Dépôts, l’Acsé, le RSI, PROCIVIS, LaSer, la Fondation Française des Jeux
et Lafarge S.A.
A l’occasion du

Le fonds de prêts d’honneur pour les jeunes micro-entrepreneurs

Très souvent, les jeunes qui sollicitent l’Adie n’ont aucune sorte de revenu et ne disposent pas d’apport personnel. Leur capacité de remboursement est limitée, l’Adie peut difficilement financer leur projet avec le seul microcrédit.

L’objectif du fonds de prêts d’honneur jeunes que crée l’Adie est de permettre à 1 000 jeunes chaque année (500 la première année), dont au minimum un tiers de jeunes "des quartiers prioritaires", de bénéficier de quasi fonds-propres, en complément du microcrédit, pour financer la création ou le développement de leurs entreprises. Il devrait
également permettre d’améliorer le taux de pérennité des entreprises créées par ces jeunes pour le rendre comparable à la moyenne nationale.

Ces prêts sans intérêt, d’un montant maximum de 5 000 €, seront réservés aux jeunes de moins de 32 ans les plus en difficulté qui souhaitent créer ou développer leur entreprise : demandeurs d’emploi non indemnisés et/ou allocataires d’un minimum social et porteurs de projets dont le besoin de financement est inférieur à 10 000 €.

Ces prêts seront octroyés par l’Adie selon ses procédures internes et accordées aux conditions suivantes :

  • - durée du prêt : 60 mois maximum,
  • - différé : 24 mois maximum.

Le budget nécessaire à la mise en place de ce fonds de prêt d’honneur se monte à 5 M€ sur 5 ans.

En 2011, 1 370 000 euros ont déjà été apportés. Contribution des premiers partenaires de l’Adie au fonds de prêts d’honneur pour les jeunes micro-entrepreneurs :

  • PROCIVIS : 450 000 euros
  • Caisse des Dépôts : 300 000 euros
  • Acsé : 300 000 euros
  • LaSer : 150 000 euros
  • RSI : 100 000 euros
  • Fondation Française des jeux : 40 000 euros
  • Lafarge SA : 30 000 euros

Pour la période 2012-2015, l’Adie poursuivra son travail de collecte afin de lever 4 M€ et ainsi parvenir à financer 4 500 jeunes supplémentaires.


Pour en savoir plus rendez-vous sur le site de l’Adie

Témoignages

Agapi, 27 ans, boutique de piercing, tatouages et bijoux

“Les équipes de l’Adie m’ont été d’une grande aide,
tant pour l’établissement de mon budget
prévisionnel que dans le montage de mon dossier
pour obtenir le bail de mon local. Je leur dois
beaucoup plus qu’une aide financière ».

C’est en plein centre de Lille qu’Agapi a ouvert en mars
2010 son « on “Freaky Family“.

Cette jeune femme pétillante a laissé de côté les petits
boulots peu épanouissants qu’elle occupait jusqu’en
2007 pour suivre une formation au body-art et se
consacrer à sa véritable passion : le piercing et le
tatouage. Elle a ensuite exercé ses nouveaux talents en
travaillant dans différents salons spécialisés.

Mais l’envie de posséder sa propre enseigne est l
a plus forte, et c’est alors qu’elle prend
contact avec l’Adie pour obtenir un premier microcrédit. Les 1500 € qu’elle obtient lui
permettent d’acheter son matériel, et de démarrer une activité indépendante.
Quelque temps plus tard, elle repère un local bien situé à proximité d’un accès métro, et
sollicite alors à nouveau son conseiller Adie pour un microcrédit plus conséquent, en vue
d’ouvrir sa propre boutique. Désormais elle y exerce son art en compagnie de son
collègue Bruno, spécialiste des piercings. Son charisme naturel et son talent font du
salon un lieu très fréquenté, au point qu’elle envisage désormais d’élargir son offre au
maquillage permanent et de recruter une personne supplémentaire.

Selon Agapi, l’apport essentiel de l’Adie a été l’accompagnement personnalisé dont elle a
bénéficié pour effectuer son virage professionnel. “Les équipes de l’Adie m’ont été d’une
grande aide, tant pour l’établissement de mon budget prévisionnel que dans le montage
de mon dossier pour obtenir le bail de mon local. Je leur dois beaucoup plus qu’une aide
financière. »

Harold, 30 ans, commerce en robotique

« Je n’ai jamais imaginé autre chose
que de travailler à mon compte. »

Depuis son plus jeune âge, Harold
fourmille d’idées et n’a qu’une envie, les
mettre en application. Il s’est déjà
essayé à plusieurs activités, trader à
domicile, sandwicherie d’entreprise,
énergie solaire … Après quelques
loupés, il crée en 2009 la société
« Teknobot », spécialisée dans le
commerce de composants destinés à la
robotique. Selon lui, l’univers des robots est promis à un développement aussi important
qu’Internet. « C’est un marché très neuf, mais avec un potentiel considérable, c’est pour
cela que je me suis lancé, j’ai l’ambition d’être leader dans tout ce que je fais. »
nous
confie-t-il.

Sa clientèle est constituée d’écoles, de laboratoires de recherche,
d’entreprises, et même de particuliers passionnés par les robots.
En 2011, il prend contact avec l’Adie pour intégrer le programme CréaJeunes. Il en attend
surtout d’élargir son réseau. Plusieurs mois après, il en retire un bilan très positif.


Les relations tissées avec l’équipe Adie lui ont ouvert des opportunités.
Son tuteur l’a
aidé à construire son budget prévisionnel, et lui a fait découvrir de nouveaux outils de
gestion. Il a lancé une seconde activité, ‘World of robots’, qui va développer des
prototypes pour des fonctions nouvelles réclamées par ses clients. Il vient de remporter
un contrat auprès d’un laboratoire médical. Il pense que cette diversification peut l’aider à
améliorer ses résultats.
En effet, en dépit d’un chiffre d’affaires encourageant pour cette année, il avoue ne pas
pouvoir encore se verser un salaire, et vit toujours chez ses parents. « Pour la distribution
de ce type de produits, les marges sont très réduites. » déplore-t-il. Dans l’immédiat, il
privilégie le fait de vivre de sa passion. Et on sent bien en l’écoutant qu’il aura toujours
une idée nouvelle pour rebondir, quels que soient les aléas.


Pour en savoir plus rendez-vous sur le site de l’Adie

Posté le mercredi 5 octobre 2011
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