Forum circuits courts et de proximité 2012

Ecouter l’atelier Consommation Collaborative


covoiturage, échange de maison, achat groupé...La consommation collaborative fait partie de l’économie du partage qui privilégie l’usage sur la propriété de l’objet. Les échanges entre particuliers ne sont pas nouveaux mais ce sont les capacités de mise en lien du web qui change la donne.
Une première série de points communs entre ESS et consommation collaborative a été l’initiateur d’un débat autour des usages et de la place d’internet dans les organisations.

Des besoins en sensibilisation aux usages en s’appuyant sur les acteurs ESS (MPT, MJC...) ont été avancés comme pistes d’actions concrètes et opérationnelles.

Cet atelier a réuni plus d’une cinquantaine de personnes lors du Forum Circuits courts et de proximité Brest 30 novembre 2012.

Introduction

MP3 - 16.5 Mo
Consommation collaborative part 1
Présentation des structures 18 minutes

Les liens entre CC et ESS et la place d’internet

MP3 - 18.9 Mo
Consommation collaborative part 2

Les usages et le milieu rural

MP3 - 16.8 Mo
Consommation collaborative part 3

Synthèse partie une

MP3 - 13.3 Mo
Consommation collaborative part 4
Synthèse partie 1

Synthèse partie deux

MP3 - 15.9 Mo
Consommation collaborative part 5

Rappel des objectifs de l’atelier

Comment l’ESS peut elle contribuer au développement de la consommation collaborative sur un territoire ?

* Comment faire en sorte que les gens se rencontrent
* Quelles sont les contraintes juridiques
* Comment les structures de l’économie sociale peuvent-elle participer à la professionnalisation des citoyens s’investissant dans l’économie collaborative ?

Note de lecture : les éléments ci-dessous sont extraits des captations audio de l’atelier, elles n’engagent personnes et doivent être considérées comme informative

Points communs entre ESS et Consommation Collaborative

  • Non lucrativité ;
  • La consommation collaborative est locale et permet de redynamiser des quartiers (services en places dans les quartiers) ;
  • Liens social par des lieux de vie sur un territoire ;
  • Travail local. Permettre à des producteurs de se rapprocher des acheteurs. Exemple : le jardin partagé qui permet d’échanger plus que des légumes...cela crée du lien
  • Question sur la non lucrativité :les entreprises qui bénéficient des échanges non lucratifs profitent pour dégager des financement.
  • Question sur la redistribution (prélèvement) sur la consommation collaborative.
  • Il y a un risque de monopole avec le numérique. Le risque serait qu’un seul site de consommation collaborative. Comment favoriser des systèmes distribués locaux et répartis ? .
  • Question de la masse critique.
  • Question de la capitalisation des structures de l’ESS. Se pose la question permanente d’un système de permanence des salariés (quel financement, quel soutien des collectivités). C’est une échelle différente de la consommation collaborative. Ceci est un point commun avec la consommation collaborative sur la dimension des structures.
  • Le pouvoir de l’acteur (citoyen, consom’acteur...) dans les décisions de l’entreprise. La Consommation Collaborative permet d’être à la fois consommateur et producteur.
  • La consommation collaborative a une capacité d’éducation sur nos actes d’achat et développe la multiplicité de ce que l’on est capable. Exemple : reprise en maraichage et quel modèle pour la vente ? Une autre question autour du compost et de l’alimentation des bêtes sans OGM. Le groupe de consommateur a permis d’entamer des démarches.
  • Quels ponts entre les usages du numériques et le milieu rural pour joindre des publics ?
  • En tant que structure de l’éducation populaire, il est important de maintenir l’ouverture à tout le monde. Les écarts se creusent en permanence, il faut rester vigilant.
  • Est que l’ESS c’est toujours des produits pour des CSP + ? Comment toucher des publics dans les quartiers ? Notons que l’ESS n’est pas que de la consommation bio, il y a aussi des endroits qui travaille sur l’insertion sans uniquement du bio.

Quelle réalité pour la fracture numérique ?

70% à 80% des personnes qui peuvent avoir accès à Internet (dans la moyenne nationale). Sur Brest, 105 point d’accès public à Internet. Internet à 1 €/mois sur certains quartiers.

La fracture est dans le culturel et l’envie d’utiliser Internet au quotidien.

Il y a trois ans 99,5% des collégiens ont accès à un ordinateur. Personnes isolées et personnes âgées sont les moins connectés. Les enfants dans les quartiers populaire est moins développer sur Internet. En terme d’usage, la fracture s’accroit. Visa numérique sur les quartiers (Brest métropole océane et la Région Bretagne). Sur Kérourien, environ 50 visa sur les 500 logements.

Quel rôle pour les structures ESS sur l’accompagnement aux usages ?

FCS : être en lien avec un maximum de structures.

Quels spécificités ESS sur Internet ?

Est-il possible de passer par d’autres acteurs que les leaders du web ? Depuis quelques temps, il devient de plus en plus impossible de se faire connaître sans passer par les leaders.

Il y a aussi un risque de rester entre soi si on organise un Internet spécifique ESS. Il semble préférable de si fixer sur les objectifs et un idéal parfait qui risque l’isolement.

Il faut rester pragmatique et aller là où est le grand public. Cherchons à faire du mieux possible en améliorant. La radicalité ne peut pas permettre d’avancer.

N’oublions pas la création d’un moteur de recherche libre pour concurrencer le monopole de Microsoft. C’est un peu la même chose avec l’open source, le logiciel libre. Il faut rester vigilant sur ces points.

La collaboration ouvre des possibles

Regardons wikipédia, wikispip permet de créer des actions avec des milliers de personnes avec des coûts très maitrisé.

on peut aujourd’hui construire des maisons, des voitures...Cela concerne de nombreux secteurs de la vie.

L’outil Internet est-il indispensable pour la Consommation Collaborative ?

Ce n’est pas indispensable mais permet un passage à l’échelle très important.

Internet est un outil et n’est pas le coeur de l’échange.

Internet n’est pas toujours un facteur de déshumanisation.

Sur le reconditionnement informatique, la recyclerie Le Boulon équipe avec des logiciels libres. Il faut

Avec le groupement d’achat situé à 25 km de Brest : Internet a permis d’incrémenter les commandes. Les réunions physique permettent de lisser les commandes individuelles pour avoir une commande groupé réaliste.

Est-ce que l’usage d’Internet nous rend dépendant de la production d’énergie ? Il faut travailler sur les bilans carbones et les effets rebonds de l’usage d’internet.

Internet est dans le vie de tous les jours. Il faudrait une éducation au média. C’est une chance pour les initiatives de l’économie sociale et solidaire.

L’usage des outils web et des réseaux sociaux permet de renforcer la confiance des personnes dans la vie réelle.

Regardons l’exemple du bon coin, qui axe tout son organisation sur le local (il faut rentrer un code postal). Et cela sans un indice de confiance sur internet.

Avez-vous des exemples sur le milieu rural ?

Aujourd’hui, on constate une explosion dans les zones urbaines. Tout est à inventer dans les zones rurales.

Les atouts des milieux ruraux sur la consommation collaborative

    • La communauté de confiance qui existe déjà dans les villages et qu’internet permet de créer en ville (plate forme avec les systèmes de recommandation)
    • Il est possible d’avoir des espace (lieux off-line) sur les petites communes qui sont on-line dans les zones urbaines.

L’échange et la partage ont été des fondements du monde rural (GAEC, CUMA...).

Pour allez au delà de l’atelier, quelles actions en locales

  • Pour les structures d’éducation populaire :
    • Traduire le vocabulaire de la consommation collaborative
    • Mettre en actes réels sur les populations dans les quartiers les conséquences de cette forme de consommation pour permettre à chacun-e de profiter de cet élan.
    • Est-ce intéressant de créer un dictionnaire pour se faire comprendre (peer to peer, coworking...). Allons plus loin, proposons un parcours qui propose des solutions à l’usagers (ex : je vais sur un réseau social et je connais pas les règles de confidentialité ; je veux réparer mon vélo, je fais comment à Brest ? ; je veux faire un achat groupé...). Faire un
  • Renforcer le maillage des acteurs associatifs pour développer l’accompagnement aux usages internet et de la consommation collaborative (ex : MJC, travailleurs sociaux...)
  • Former des communautés pour forger des outils non lucratif et accessible à tous dans l’esprit des logiciels libres. Et pas seulement dans l’esprit de l’open source. Faire un groupe de travail.
  • Travailler sur la diffusion des logiciels libres pour changer les cultures.
  • Travaillons en présentiel en particulier dans les zonres rurales.
  • Travaillez sur tous les publics (y compris les publics des quartiers prioritaires)
  • Repérer des pratiques sociales qui sont en train de se transformer. Comment les faire partager la consommation collaborative par des gens qui connaissent moins ? (Voir dans les réseaux des PAPI, les animateurs peuvent transmettre les usages...idem MPT, centres sociaux...)
  • Faire des fiches projets par territoires (ex : comment s’y prendre pour mettre en place une zone de gratuité dans mon village ?)
  • Montrer qu’il est possible de faire de la consommation collaborative avec Internet pour des gens qui en font depuis longtemps mais sans internet (ex : troc, échange, bourse aux vêtements...).
  • Voir du coté des pays en "crise" : Qu’est ce qui fait nécessité chez nous pour induire des usagers collaboratifs (ex : la crise financière, l’envie de rencontrer, les besoins...)
  • Diffuser l’information pour le grand public
  • Écrire des modèles de réussites pour les porteurs de projets qui veulent reproduire. Pourquoi pas faire un portail à partir des besoins des acteurs et du brestois. Décliné aussi auprès des agents administratifs dans les mairies....
  • Mettre en place des ateliers numérique sur les usages d’internet.
  • Travailler sur le modèle économique de formation aux usages Internet. On veut bien payer pour un dépannage sur le net mais sur la partie formation sommes nous prêt à payer ?
Posté le mercredi 5 décembre 2012
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