L’Association des demandeurs d’emploi et des précaires d’Aire-sur-la-Lys

Deux cent cinquante adhérents et la grande solidarité d’une communauté

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Les lits sont très demandés, explique André Dellis, le trésorier de l’ADEP. Cette nouvelle activité a été mise en place au mois d’octobre 2008. En quelques mois, elle a pris une grande ampleur. L’association récupère des meubles. Ils sont nettoyés, puis proposés à la vente aux adhérents. Bien souvent, ce sont des tutelles, qui achètent les meubles. »

Un article repris du site Nord-social, site d’informations sur l’économie sociale et solidaire publié sous licence Creative Commons

Outre lits et matelas, on trouve là canapés, fauteuils, tables, buffets… « Les meubles sont généralement en bon état », souligne André Dellis. Le travail de nettoyage n’est donc pas trop important.

Pour cette opération, l’association loue un camion (elle envisage d’en acheter un par la suite).

Les gens appellent. Ils précisent ce qu’ils veulent donner, et le salarié chargé de cette activité va chercher les meubles, avec des bénévoles si nécessaires.

Pour l’instant, les meubles sont stockés dans l’une des pièces du bâtiment qui abrite l’Association des demandeurs et précaires de a région d’Aire-sur-la-Lys. Un hangar devrait être construit dans l’année pour y recevoir les meubles.

Un centre d’activités

Depuis un peu plus d’un an, l’ADEP s’est installée dans de nouveaux locaux mis à sa disposition par la mairie. Une ancienne marbrerie remise à neuf. Les pièces sont peintes en jaune, en vert, en rose. Les lieux sont agréables.

Ils sont à la dimension de l’association. Celle-ci compte 250 adhérents : des chômeurs, des précaires, des retraités, des personnes en contrat aidé, des femmes et des hommes de tous horizons, des métallurgistes comme des professeurs, d’anciens du textile comme des directeurs. Elle accueille 350à 400 familles, soit de 700 à 800 personnes.

L’ADEP emploie six salariés : deux pour l’accueil, deux pour la bourse aux vêtements, un pour es colis alimentaires et un autre pour l’atelier meubles. C’est que, dans les locaux de l’ADEP, situés au centre de la localité, on ne chôme pas.

Aux côtés des salariés, de nombreux bénévoles sont investis dans les activités. Le bénévolat représente 21 000 heures d’investissement par an.

C’est dans un bureau bien aménagé que les gens sont reçus pour l’accueil, une activité importante pour l’association, bien souvent déterminante pour les gens en recherche d’informations.

En 2008, 4 000 personnes ont été réceptionnées à l’accueil avec une forte poussée en fin d’année. 2009 a enregistré une forte augmentation « Des gens sont venus chercher des colis alimentaires en urgence, précise André Dellis. Ils n’avaient plus rien à manger. »

Partout des vêtements

Plus spectaculaire, la bourse aux vêtements occupe trois des sept pièces de l’immeuble.

Au premier étage, l’une est consacrée aux vêtements pour adultes. Des dizaines, des centaines de jupes, pantalons, vestes ou manteauxsont accrochés sur des cintres.

Les vêtements pour enfants sont exposés dans une pièce du rez-de-chaussée.

Enfin, pulls, chemises, chandails sont rangés sur la grande table de la salle du premier étage où se déroulent les réunions. Pas moyen de faire autrement. Il faut donc, à chaque réunion, libérer les tables. Puis replacer les vêtements.

Deux salariés, aidés de sept à huit bénévoles, pour la plupart des femmes, font tourner la bourse aux vêtements.

Après réception, les vêtements sont lavés, repassés et triés. Plus de 250 donateurs font vivre cette activité. Leur nombre progresse tous les ans.

« Si avant les vêtements étaient distribués gratuitement, désormais ils sont vendus, souligne André Dellis. A bas prix. Il encoûte 1,5 euro pour deux chemises, 3 euros pour un pantalon homme. »

« Nous avons adopté cette politique, explique le trésorier, pour que les gens aient une notion de la valeur des choses. Lorsque la gratuité était totale, certains avaient tendance à ne pas faire attention et à demander ouvent, parfois trop souvent, des vêtements. »

L’ensemble de l’argent rassemblé est totalement versé aux oeuvres de l’association. Produits frais et conserves

Deux jours par mois, la grande affaire dans les locaux de l’ADEP, c’est la distribution des colis de la Banque alimentaire à près de 700 bénéficiaires.

Une vingtaine de personnes participent chaque mois à l’opération. Un gros travail, car avant la distribution, il aut préparer les colis. Comprenant conserves, sucre, poissons, pâtes, viandes… chaque colis pèse de 20 à 30 kg.

Les produits ainsi distribués proviennent de la Banque alimentaire du Nord - Pas de Calais et e grands magasins (Carrefour et Champion).

Posté le samedi 9 janvier 2010