Commission Stiglitz : les 7 points proposés par le Forum pour d’Autres Indicateurs de Richesse (FAIR)


La Commission pour la mesure de la performance économique et du progrès social (dite Commission Stiglitz, du nom de son Président Joseph STIGLITZ, prix Nobel d’économie 2001) a mis en ligne le 2 juin son rapport intermédiaire en vue de l’élaboration d’indices destinés à remplacer ou compléter le PIB.

Elle invite toute personne ou organisation intéressée à réagir à ses travaux avant le 5 juillet 2009 par l’envoi d’un message électronique au départ de son site.

Un article repris du site du RTES Réseau des Territoires de l’Economie Solidaire]
par Scop La Peniche - le 24 juin 2009

Créé en février 2008, le FAIR intervient dans la sphère publique pour témoigner des nombreux travaux réalisés par des réseaux et des territoires autour des « nouveaux indicateurs de richesse », et pour rappeler l’impérieuse nécessité de soumettre de telles questions au débat démocratique. Les questions traitées, qui concernent de facto les valeurs auxquelles nos sociétés adhèrent et celles qui conduisent les politiques économiques et sociales, ne peuvent pas être réservées aux seuls experts.

Nombreux sont ceux qui aimeraient réagir aux propositions de la Commission mais ne trouvent pas le temps d’élaborer une réflexion ou les mots pour l’exprimer. Si vous partagez les perspectives exposées dans les sept points repris ci-dessous (et développées plus longuement sur le site de FAIR), n’hésitez pas à vous en inspirer pour réagir sur le site de la Commission http://www.stiglitz-sen-fitoussi.fr....

A l’attention de la Commission pour la mesure de la performance économique et du progrès social :

Nous sommes nombreux à penser que :

1. Il est urgent de redéfinir le progrès des sociétés et sa mesure, notamment pour mettre l’économie au service de finalités sociales et écologiques liées.

2. La Commission pose à cet égard des questions majeures et fournit une critique bien argumentée des outils actuels.

3. Elle manque cependant d’audace et de cohérence dans la manière d’y répondre, faute d’assumer pleinement les remises en cause qui figurent dans ses propres questions (en privilégiant souvent l’évaluation du progrès sociétal par des équivalences monétaires).

4. Les indicateurs à venir devront refléter les valeurs essentielles que nos sociétés entendent défendre, nous alerter sur les risques les plus graves et être lisibles par tous.

Un autre article
5. La constitution de ces indicateurs requiert dès lors un débat démocratique ambitieux, au niveau des Etats et dans les territoires.

6. La consultation proposée par la Commission ne répond pas bien à cette exigence : un rapport disponible exclusivement en anglais, un langage réservé aux spécialistes et un délai de réaction très court ne permettront pas le débat mérité.

7. Les citoyens, les syndicats, les associations et divers groupements se sentent concernés par ces questions et disposent de ressources, du niveau local à l’international, qu’il est important de reconnaître pour élaborer une réponse crédible et légitime sur laquelle fonder notre avenir commun.

Posté le samedi 27 juin 2009
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