Ce que j’ai compris sur "l’économie solidaire"...


L’économie solidaire serait un militantisme politique, un combat contre la globalisation, contre la mondialisation économique mais pour la mondialisation des idées et des solidarités.

Les Ateliers de Mélanie ont rencontré Éric Dacheux et Daniel Goujon à l’occasion d’un Rendez-vous de l’ESS le 25 avril 2012 à Brest.

A découvrir dans cet article quelques éléments du débat et une interview pas comme les autres....

Ce que j'ai compris sur "l'économie solidaire"...

Comment sortir de la crise ? En comprenant ce qu’elle est : une panne de nos démocraties incapables de réguler l’économie. Comment réparer cette panne ? Personne ne le sait, mais l’économie solidaire offre des pistes de réflexion qu’il convient d’étudier avec sérieux. Sont les mots introductifs de l’ouvrage d’Éric Dacheux professeur des Universités – Université de Clermont Ferrand et Daniel Goujon maître de conférence – IUT de Roanne, auteurs de Principes d’économie solidaire, Ellipses, 2011.

Éric Dacheux et Daniel Goujon ont défini « économie sociale » puis « économie solidaire ».

L’économie sociale date de la fin des années 1890, elle s’élève contre le libéralisme qui exploite les ouvriers. Elle développe l’intérêt du collectif, les producteurs en sont donc aussi bénéficiaires, quant à l’économie solidaire est elle plus récente et œuvre pour l’intérêt général. Ces deux économies ont plus de points communs qu’elles n’ont de différences, en rassemblant les deux l’ESS souhaite montrer qu’elles peuvent peser dans notre société.

L’économie solidaire constitue une nouvelle économie politique.

Eric Dacheux et Daniel Goujon définissent la démocratie ainsi : une société singulière fondée sur elle-même et non sur l’économie ou sur l’histoire.
L’économie solidaire est un projet démocratique qui permet la participation des citoyens aux décisions au sein du système politique et ainsi favorise l’étendue de la démocratie dans le système économique. Pour qu’il y ait des normes législatives il faut un espace de débat, or, le fonctionnement actuel de l’Union européenne n’est, selon les auteurs, que trop peu favorable au débat.
Pour faire vivre la démocratie les dimensions politique, symbolique et économique doivent être liées dans l’espace public.

La politique d’austérité choisie par l’Union européenne met en péril la démocratie européenne, les actions de la banque centrale européenne pour financer la dette publique sont fortement limitées, les hommes incapables de s’auto-diriger ce qui va à l’encontre de la démocratie. L’union Européenne est en panne économique, politique et symbolique.

L’absence d’utopie dans notre société vivant une crise démocratique profonde dirige nos regards vers le passé. Nous connaissons une compensation de la sécurité économique par la sécurité identitaire, soit nationale, soit religieuse.

L’économie solidaire : un militantisme politique

La démocratie est fragile : les tensions entre égalité et liberté la font vivre et la gouvernance consensuelle la fait mourir.

Les auteurs parlent d’économie solidaire qu’ils présentent comme un militantisme politique, un combat contre la globalisation, contre la mondialisation économique mais pour la mondialisation des idées et des solidarités. Ils soulignent que la théorie est en lien avec les pratiques. Il s’agit d’un modèle de société alternatif au modèle libéral avec des pratiques économiques basées sur la démocratie. Enfin, c’est une utopie, un projet global de société où les hommes ne seraient plus assujettis aux logiques de marché.

Ouvrons l’espace des possibles !

Une interview pas comme les autres des auteurs

Entrevue sonore.

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Posté le mercredi 9 mai 2012
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