CARPE DIEM en Finistère et les nouvelles technologies de l’information et de la communication


La SCIC Carpe Diem en Finistère s’associe au Groupe des Parkinsoniens du Finistère( GP29) pour expérimenter auprès des personnes malades un dispositif technologique de sécurisation et de géolocalisation.

« Dans le cadre de nos pratiques, plusieurs bénéficiaires en particulier les personnes souffrant de la maladie de Parkinson, nous ont fait part de leur intérêt d’utiliser des technologies pouvant les rendre les moins dépendants possibles envers les aides extérieures professionnelles ou familiales »explique Nicole Herry la gérante de la structure.
En effet, ce type de dispositif est mis en avant par les personnes souffrant de la maladie de Parkinson qui le voient comme un élément susceptible d’ apporter un regain d’autonomie au moment où le corps fait défaut notamment lors d’épisodes akinésiques. Ces troubles qui consistent en une perte de l’automatisation primaire des mouvements et qui entraînent un aspect figé et immobile du malade peuvent survenir dans n’importe quelles circonstances et dans n’importe quel lieu. « Cette particularité de la maladie induit des effets délétères sur la vie sociale, familiale et professionnelle. D’autant plus qu’il existe une représentation de la maladie qui met plus couramment en avant les tremblements de repos et moins l’existence de dyskinésies » ajoute Véronique Ruelle, psychologue à Carpe Diem.
L’entreprise lannionnaise, ALYACOM, créée par François Pastol et Michel L’hostis, accompagnée par l’incubateur de TELECOM BRETAGNE, est spécialisée dans le développement de services mobiles pour personnes fragilisées et leur réseau de solidarité.
Elle propose aux personnes fragilisées, une solution de mobilité sécurisée basée sur l’utilisation de téléphones mobiles GSM standards qui puisse permettre une mobilité complète de l’utilisateur, une communication vocale entre l’utilisateur et son réseau social et qui puisse répondre à des besoins de gestion de détresse (géo localisation des utilisateurs, alerte du réseau social et/ou du plateau d’assistance). Au-delà de ces fonctionnalités, le dispositif sera bientôt en mesure de proposer une option de suivi à distance des paramètres vitaux, avec si besoin, la possibilité de pratiquer un diagnostic ou de déclencher des alertes.

Pour les fondateurs d’Alyacom, la demande des malades tend vers l’utilisation de dispositifs qui permettent une localisation et une intervention d’urgence dans les meilleurs délais et à partir d’un dispositif discret et non stigmatisant, « in fine, l’objectif recherché étant de protéger une image de soi autonome en minorant l’appel à des tiers extérieurs » .
Dans les mois à venir, Carpe Diem en Finistère va piloter l’expérimentation du dispositif avec une dizaine d’adhérents du GP29.
La première étape du projet enclenchée depuis le mois de septembre 2010 a consisté à définir la population qui va tester le produit et installer les téléphones. L’étape suivante concernera l’évaluation de la configuration ergonomique du produit par des tests en situation dans les laboratoires de Télécom Bretagne.
D’ici quelques mois et à partir du retour des utilisateurs et de l’analyse effectuée, un processus d’adaptation du produit pourra être mis en œuvre. Cette méthodologie qui permet de générer une co-construction des solutions permettra à terme d’assurer la pertinence des services produits et d’envisager sereinement leur déploiement futur.

Pour en savoir plus : http://www.alyacom.fr
Posté le mercredi 13 octobre 2010
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